Succession à la Primature : duel de Chiffonnier entre Nkoghe Bekale et Bilie-by-Nze?

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Alain Claude Bilie By Nze et Julien Nkoghe Bekale a couteaux tirés pour la Primature © D.R.

A ce qu’il semblerait, la quête du siège de la Primature est définitivement lancée. Les rumeurs sur le départ de son locataire Julien Nkoghe Bekale ont certainement, nourri les appetits des uns en même temps qu’elles ont mis en branle, les mécanismes de défense et les derniers instincts de conservation des autres. Dans ce contexte, Alain Claude Bilie-By-Nze préssenti comme Premier ministre, et Julien Nkoghe Bekale qui veut chèrement défendre sa peau se livreraient un combat de coqs particulièrement violent et ce par médias interposés. 


L’hebdomadaire Le Mbandja dans sa parution de ce vendredi 21 février 2020 n°542 fait état d’une guerre larvée, ouverte dans le but soit de récupérer ou de garder la primature,  qui serait ouverte et effective entre d’une part, le ministre d’Etat des Affaires étrangères, Alain Claude Bilie-By-Nze et Julien Nkoghe Bekale actuel Premier ministre, annoncé sur le départ de sa fonction de chef du gouvernement et faisant l’objet depuis plusieurs mois de véhémentes critiques de la part de l’opinion et de tout le corps social qui l’ont d’ailleurs assez souvent, appelés à poser sa démission et à quitter la Primature. 

Les deux hommes se seraient lancés dans une guerre sans merci et d’une violence inouïe oscillant avec dénigrement, injures, procès en traitrise, incompétence et dénonciation pour trahison et tentative de trahison. Bref! Les maux utilisés dans les deux camps sont irascibles et frappé du sceau de la décrédibilisation extrême. L’idée aurait pour dessein de part la participation de chacun, d’organiser la disgrâce de l’autre aux yeux du Chef. 

Les premières salves nous révèle l’hebdomadaire Le Mbandja auraient été lancées du camp de Julien Nkoghe Bekale qui est près à défendre son poste jusqu’au bout. Dans un poste intitulé « La course des renards » publié sur les réseaux sociaux, les soldats du président d’honneur de l’Association des jeunes émergents volontaires dégainent. « Les néo stratèges et pseudo amis d’Ali Bongo Ondimba ne manquent guère de génie en sapant la cohésion gouvernementale et en altérant les efforts du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale par des méthodes à la Staline. Parmi ces renards et griots, le très sectaire et nombriliste Alain Claude Bilie-By-Nze dont le règne et l’aura ont désormais du mal à traverser l’enclos du quartier Ngouabi » pouvait-on lire dans les colonnes de nos confrères du Mbandja. 

« Sectaire et nombriliste » disent-ils, en gros tout le contraire d’une personne qui unifie, coalise et fédère autour d’elle. Bien au contraire, les pro Nkoghe Bekale incisifs veulent prévenir l’opinion, mieux rappeler à celle-ci le caractère et les valeurs de l’homme. Une personne qui divise, opportuniste à souhait et dont le passé sulfureux lui colle quelque peu à la peau. « Pipo fait feu de tout bois, car il estime que l’heure de son sacre à la tête du gouvernement est enfin arrivée. Ceux qui le soutiennent doivent se souvenir de la maxime populaire : « qui a trahi, trahira », Champion de la transhumance depuis le RPG, ce politique, qui puise son génie en plagiant les différents discours de Marine Le Pen, passe pour un fin stratège du régime Ali Bongo Ondimba dont il attend le moment opportun pour donner le coup de grâce ». 

Résolument décidés à en découdre, avec Alain Claude Bilie-By-Nze, cette note que l’on attribue aux proches de l’actuel Premier ministre relève ce qui se présente comme le dessein inavoué de l’ancien porte parole du gouvernement. « Aussi, ayant tous obtenu du père Omar et engraissé par Ali Bongo Ondimba en dépit de ses démêlés avec la justice : concussion et chèque en bois, Alain Claude Bilie-By-Nze caresse-t-il le rêve de devenir Premier ministre, puis se positionner comme candidat de la communauté fang : à l’élection présidentielle de 2023, A l’effet d’y arriver, il n’hésite guère à casser du sucre sur les camarades de sa troisième formation politique après le RPG et le RDP ». 

Son manque de fidélité, son appétence pour la trahison et surtout ce boulet de repris de justice qu’il traîne ont ainsi été choisis avec soin, puis mis en avant afin de rappeler à l’exécutif le déshonneur que pourrait susciter l’idée de porter à la Primature, un homme qui traîne autant de casseroles. De son côté, face aux attaques répétées de ceux que l’on qualifie comme des proches de Julien Nkoghe Bekale, Alain Claude Bilie-By-Nze, a choisi de riposter non pas en attaquant son pourfendeur mais s’employant à restaurer son image dont il est est conscient qu’elle est écornée auprès de l’opinion. 

L’hebdomadaire Le Mbandja nous apprend que c’est en France, auprès de l’Union des jeunes du parti démocratique gabonais qu’il aurait préparé sa réponse aux relents de campagne de séduction. « On a du mal à comprendre que plusieurs de ses compagnons de route voudraient l’écarter de la course quand on sait qu’il a l’un des meilleurs bilans en tant que ministre. C’est d’ailleurs pour son travail très apprécié qu’il a su éviter les chausse-trapes quand la guerre des clans faisait rage à Libreville et se ménager de puissants alliés tout en restant fidèle à S.E Ali Bongo Ondimba ». Une façon de faire comprendre à son prétendu adversaire que dans cette guerre, la France a déjà choisi son camps. 

Sur le plan local, c’est par le biais du site d’actualité Infos+ que Alain Claude Bilie-By-Nze aurait poursuivi sa mission de restauration de son image et de vent de soutien contre sa personne. Ledit site a choisi de s’appuyer sur la sortie du président du groupe parlementaire PDG pour venir en aide l’actuel ministre des Affaires étrangères. 

Pour eux, Martin Mabala est dépassé. « Un vieux qui semble dénier à Ali Bongo Ondimba le pouvoir de virer Julien Nkoghe Bekale… Ce n’est pas une bulle politico-médiatique, c’est de la malhonnêteté intellectuelle de continuer à taper sur un maillon fort de la dernière élection présidentielle. Il y a des “ gens “ comme Martin Mabala qui rament à contre-vent du directoire du parti » et que dans les faits, «… il n’y aurait pas meilleur candidat que lui au poste de Premier ministre (PM). Vu que les années à venir s’annoncent chaudes, il faudra un guerrier pour conduire l’équipe gouvernementale… ». 

Voilà qui est dit. Les premiers coups portés, les deux camps connus et la guerre déclarée, qui du fragilise et désavoué Julien Nkoghe Bekale ou de l’ambitieux, silencieux mais  repris de justice Alain Claude Bilie-by-Nze aura la peau de son semblable. Les prochains jours vont certainement nous livrer l’épilogue de cette guerre larvée à l’arme lourde. 

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