Stress hydrique: la SEEG à pied d’oeuvre pour pour réduire l’impact sur la distribution d’eau

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Au moment où sa production connaît une légère baisse due essentiellement au stress hydrique, la Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG) s’active depuis plusieurs semaines pour réduire l’impact de cette situation indépendante de sa volonté. Ainsi, pour édifier l’opinion, elle a  organisé à l’endroit des médias une visite pédagogique des installations de production d’eau potable de Ntoum et des stations périphériques.

Lors de cette visite conduite par le directeur délégué Eau Estuaire en charge de la production et la distribution pour les villes de Libreville, Owendo et Akanda, Philippe Nlome Nze et le chef de service exploitation Raphaël Mburu, il était question d’expliquer aux hommes et femmes de média le processus de transformation de l’eau brute en eau potable.

Ainsi, il faut noter que l’eau potable qui alimente Libreville et ses environs est produite à l’usine de Ntoum puis acheminée vers Libreville. Le système d’approvisionnement en eau brute se fait à travers les 4 stations de pompage sur les rivières Mbé, Saza, et Meba, côté nord et la rivière Assango côté sud pour alimenter la Nzémé en période d’étiage. De la rivière Nzémé, l’eau brute est ensuite pompée vers le centre de traitement d’eau de Ntoum.

Revenant sur la question des difficultés d’approvisionnement en eau potable observées depuis un moment, le directeur délégué Eau Estuaire en charge de la production et la distribution a relevé que depuis le début de l’étiage, qui correspond à la période de l’année où le niveau d’un cours d’eau atteint son point le plus bas, la production d’eau a connu une baisse substantielle, provoquant au final des   perturbations sur le réseau d’eau.

«Nous avons en temps normal une production de 230 000 mètres cubes d’eau dont à peu près 15% d’eau souterraine. Mais actuellement nous sommes en saison sèche et nous connaissons une diminution des débits d’eau des rivières qui alimentent l’usine de traitement de Ntoum soit une baisse de production de l’ordre de 10%», a expliqué Philippe Nlome Nze.

Par ailleurs la SEEG a souhaité pouvoir compter sur la compréhension de sa clientèle tout en assurant qu’elle avait pris un certain nombre de mesures pour gérer au mieux cette situation. «Nous avons mobilisé nos équipes au quotidien sur le terrain et pour faire fonctionner les installations. Concernant spécifiquement le réseau de Libreville nous avons intensifié la réduction des pertes en eau donc la détection et la réparation des fuites et nous allons encore l’intensifier pour pouvoir atténuer les effets sur l’alimentation en eau de nos compatriotes», a-t-il expliqué.  

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