Soutien à la Cour constitutionnelle des femmes Myènè: des jeunes Mpongwé se désolidarisent

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Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Gabon Media Time, les jeunes des communautés Mpongwe, Seke, Benga et Akele se sont désolidarisés du soutien apporté par « les femmes de la communauté myènè de l’Estuaire » aux « juges constitutionnels » suite à la décision n°219/CC du 14 novembre dernier, aux termes de laquelle la Cour a ajouté un alinéa à l’article 13 de la Loi fondamentale. Lecture.



« Suite à l’article du journal l’union paru le samedi 1 et le dimanche 2 décembre 2018 dont le titre tapageur fût : « Après la manifestation de quelques individus devant la Cour constitutionnelle les femmes de la communauté myènè de l’Estuaire derrière les juges constitutionnels », les jeunes et les moins jeunes de ladite communauté sans distinction de genre considérant un tel article tendancieux, outrancier et diffamatoire s’insurgent contre les affirmations injustifiées du dit journal.

Aussi les communautés myènè de l’Estuaire à savoir : La communauté Mpongwe, la communauté Seke, la communauté Benga et enfin la communauté Akele, désireuses de rétablir la vérité juste et parfaite sur les agissements et les positionnement de certaines actrices principales de la saga Hollywoodienne Gabonaise souhaitent apporter les précisions suivantes :

Depuis le décès du chef de la communauté Mpongwè feu Rokalimambo, aucune des dites communautés myènè de l’estuaire n’a le souvenir d’avoir mandaté qui que ce soit pour voler au secours de la Cour Constitutionnelle, de ses juges constitutionnels ou même de sa présidente et encore moins du pouvoir moribond et agonisant qui jusquelà, ne s’est illustré que dans le mépris le plus total des peuples des dites communautés et finalement du Gabon entier.

D’ailleurs il est important à nos yeux, de préciser qu’il s’agit d’intérêt avides et particuliers qui n’ engagent que ce club de femmes d’opportunistes dont les actes visent des desseins opposés à l’épanouissement, le respect des Mpongwè. La tribu Mpongwè ne doit pas être une valeur ajoutée d’un usage unique de «ces Femmes pieds nickelés de la forêt équatoriale». Le symbole de la tribu ne doit pas être utilisé à des fins d’escroquerie morale et matérielle…

Considérant que :

  • les quelques individus isolés se rendant à la cour constitutionnelle de Marie Madeleine Mborantsuo à savoir :
  • Mme Viviane Rapontchombo Gassita ex-épouse Damas (plus connue sous le sobriquet de Viviane Damas), Mme Rose Christiane Ossouka, Mme Annie Chrystelle Eugénie Limbourg Iwenga et Mme Anna Bwandja ne disposant d’aucune accréditation de quelque forme ou de quelque nature que ce soit,
  • Considérant que les femmes ayant pris sur elles la responsabilité de faire croire au Gabon entier, au mépris des us et coutumes communautaires qui régissent lesdites communautés, n’étaient pas seules maîtresses aux têtes des dites communautés,
  • Considérant que les ambitions personnelles de certains individus des dites communautés ne seraient en aucun cas, assimilables aux aspirations des dites communautés,
  • Se souvenant que ce pouvoir dans un passé pas si lointain décidait d’exproprier et de faire main  basse sur les terres de nos frères Benga de façon frauduleuse encore une fois avec le soutien discret, mais résolu des mêmes acteurs qui n’ont jamais pris la moindre position au profit des populations démunies,
  • Considérant que les fantasmes de pouvoir et les ambitions démesurées de quelques perfides individus des dites communautés ne correspondent pas aux valeurs communes qui restent en  partage et qui demeurent le lien et le ciment qui permettent de maintenir certains équilibres, les communautés myènè

Malgré les nombreuses tentatives de destruction de l’intérieur par certains de ses membres au profit d’un pouvoir illégal, injuste et despotique, les membres de la communauté myènè de l’Estuaire et les nouvelles générations en particulier s’insurgent contre les allégations fallacieuses d’un journal au service du despotisme qui fait circuler des informations indécentes et mensongères jetant ainsi le discrédit sur elles, au nom de quoi, nous nous le demandons encore.

Lesdites communautés désavouent de façon unanime les agissements de certaines femmes qui n’ont aucune autorité ou même pouvoir communautaire pour s’exprimer en son nom.

Il est donc inutile de préciser qu’elles ont eu l’audace et la perfidie de ne s’exprimer qu’en leurs noms, grades et qualités.

Il est également important de souligner que quand la communauté Myene se met en ordre et se mêle des aspects politiques du Gabon, elle accorde une seule fois sa confiance et son soutien à un individu et un seul sans jamais faire un rétropédalage, sous l’autorité de son chef et du conseil des sages qui l’entourent et lui prodiguent leurs conseils avisés.

Nous ne saurions être des girouettes, dont la position varie au gré de la force du vent. De même, et surtout la honte de trahir des valeurs et un savoir-faire ancestral aurait dû guider ces personnes qui visiblement ne sont Myènè de l’Estuaire que par leurs noms.

C’est avec une déception indissimulable que désormais les acteurs malveillants et promoteurs du malheur et du danger pour notre communauté seront systématiquement exposés et mis au pilori.

Par conséquent, un questionnement se pose aux communautés myènè de L’estuaire au sujet de l’avenir et des chances que nous souhaitons tous offrir aux générations futures.

Le Gabon et ses enfants devraient ils faire face à la violence sous toutes ses formes encore combien de temps, sous le regard goguenard de ses aînés(e)s ?

Les communautés myènè feront elles le choix de rester dans l’ombre ad vitam aeternam, comme ce fût le cas autrefois et d’être soumises à tous les maux et fléaux qui frappent le Gabon tout entier ou au contraire feront elles le choix de la justice et la détermination pour reprendre les places qui sont les leurs ?

Pour conclure, nous invitons les différents acteurs et actrices de la politique, aussi ambitieux soient- ils, à prendre la mesure des quelques éléments cités plus haut et soit de se ressaisir, soit de se faire adopter par d’autres communautés afin que le vêtement blanc, symbole de la lumineuse communion des vivants et des entités supérieures auxquelles nous croyons et en qui nous avons confiance reste pur et donc exempt de toutes salissures.

Ovago’Y Mpongwe … Ido gna kokolo. »

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