Soustraction frauduleuse des documents à la prison de Libreville : Les preuves qui accablent le lieutenant

Prison centrale de Libreville © D.R

L’affaire avait défrayé la chronique dans l’opinion et sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines, au point qu’une enquête avait été diligentée pour faire la lumière sur les auteurs de ces actes au sein de la Sécurité pénitentiaire. Selon les informations relayées par le quotidien l’Union sur son site web, les autorités ont mis la main sur l’auteur présumé de ces délits.

GABON LIBREVILLE

Reconnu comme auteur présumé dans l’affaire de soustraction frauduleuse des documents administratifs à la prison centrale de Libreville, le lieutenant Yvon Moussounda, de la Sécurité pénitentiaire, clamait toujours son innocence, des affirmations qui n’avaient pas convaincu les autorités judiciaires puisque ce dernier a été placé sous mandat de dépôt depuis le 14 mars 2017.

Dans un article paru dans le journal l’Union du jeudi 16 mars dernier, Yvon Moussounda avait déclaré ne pas se reconnaître dans les faits qu’on lui impute. Mais après de multiples  interrogatoires celui-ci a fini par avouer son forfait. Dans un document publié par le quotidien l’Union, il est à noter que «Yvon Moussounda né le 22 mars 1969 à Moabi   (…) Gabonais officier à la Sécurité pénitentiaire, célibataire, père de 9 enfants, domicilié au PK 8, est inculpé pour soustraction d’actes ou d’effets contenus dans les archives d’une administration publique, crime prévu et puni par l’article 200 alinéa 2 du Code pénal».

Par ailleurs, dans une copie du procès verbal d’audition, ayant donné lieu à une confrontation, le lieutenant Yvon Moussounda «a reconnu avoir donné l’ordre à ses éléments de sortir illicitement cinq dossiers administratifs réputés confidentiels pour ses besoins personnels, le 27 janvier 2015». Des aveux qui confortent sa culpabilité et qui pourraient entraîner la prolongation de son séjour à sans famille.

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