Sommet Afrique-France : entre coopération et revendications pour l’alternance et la démocratie

Du 13 au 14 janvier s’est déroulé à Bamako au Mali le 27ème Sommet Afrique-France, cette rencontre qui a réuni près d’une trentaine de Chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique, dont Ali Bongo et le président Français, François Hollande qui participait ainsi à son dernier sommet en tant que Chef d’Etat était placé sur le thème « Pour le partenariat, la paix et l’émergence ». Par ailleurs, en marge de cet évènement, un collectif d’ONG a organisé également un contre-sommet, pour dénoncer la politique Africaine de la France et réclamant « l’alternance et la démocratie en Afrique ».

Trois ans après la tenue du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique, le Mali d’Ibrahim Boubacar Keita a accueilli le 27ème Sommet Afrique-France du 13 au 14 janvier 2017. Au menu des échanges de cette rencontre les questions de paix, mais aussi d’économie et de développement, une occasion de magnifier la coopération entre la France, qui demeure un partenaire privilégié, et les Etats africains. Entre autre sujet abordé au cours de ce sommet, la coopération militaire franco-africaine qui a donné lieu à une réunion à huis clos sur le thème « paix et sécurité », mais aussi les questions de croissance, d’emploi des jeunes, de la crise migratoire et l’investissement dans l’autonomisation de la femme.

En outre, en marge de ce sommet, une contre-manifestation a réunis plusieurs ONG, dont Le collectif associatif « Tournons la page« , qui se présente comme un mouvement citoyen transcontinental composé de plusieurs associations dont « Ca suffit comme ça ! » au Gabon ou le Secours catholique français, nous rapporte France 24. Ces ONG, africaines pour la plupart, qui réclament l’alternance et la démocratie en Afrique, ont dans une déclaration commune fustigé la politique africaine de François Hollande qui n’a pas su, durant son mandat se mettre au côté des peuples.

Ils ont soulevés dans leur déclaration les questions d’accaparement des terres par les grandes multinationales, et réclament plus de transparence dans le domaine minier, qui depuis des années est couvert d’une opacité dans la signature des contrats. « On avait espéré qu’il mettrait les pieds dans le plat et irait pour une fois du côté des peuples qui réclament la démocratie. (…) Il n’a pas su le faire, il ne s’est exprimé sur aucune élection présidentielle en Afrique, et les dictateurs sont toujours là, c’est un échec cuisant », s’exprimait d’ailleurs Laurence Ndong, une responsable de « Tournons la page », sur France 24.

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