Sogatra: un chef de service menacé de licenciement pour avoir parlé à la presse

Alphonse Oyabi-Gnala, DG de Sogatra © D.R

La situation au sein de la Société gabonaise de transport (Sogatra) semble de plus en plus enclin à se détériorer, au vue des menaces et autres intimidations qui pèsent non seulement sur les les syndicalistes mais aussi sur certains agents de cette entreprise publique. Accusé par la direction générale d’avoir apporté des informations à la presse sur la situation du parc automobile de cette société, le chef de service technique est depuis ce lundi 30 avril sous le coup d’une mesure disciplinaire.

En effet, faisant suite à notre article sur la situation précaire du parc automobile de la Sogatra, dans lequel, le chef de service technique, Jonas Mouenga faisait état des difficultés de cette entreprise à entretenir l’ensemble de sa flotte, la direction générale n’a eu comme autre réponse que d’adresser une demande d’explications à ce dernier, indiquant à cette occasion qu’il était désormais sous le coup d’une procédure de licenciement.

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Il lui est reproché «d’avoir divulgué des informations liées au fonctionnement de l’entreprise». Au titre de ces informations supposées frapper du sceau «confidentiel», l’Agence gabonaise de presse révélait que «sur les 276 véhicules dont dispose la Sogatra, seuls 28 sont opérationnels et font le transport urbain. Il y a également cinq bus qui sont à la charge du service commercial».

Une action bien curieuse de la direction générale dont le patron n’est autre qu’Alphonse Oyabi-Gnala, qui intervient alors que ces informations avaient déjà été relayées par de nombreux médias. certains agents se demandant «pourquoi la hiérarchie s’émeut aujourd’hui de la divulgation de ces éléments que personne n’ignore dans l’opinion».

Pour rappel, le jeudi 25 janvier 2018 lors de l’installation du nouveau directeur général, les syndicats et même les responsables de Sogatra avait évoqué les manquements observés sur le parc automobile devant la ministre du Transport, Estelle Ondo et cela devant la presse nationale et internationale.

Quid donc de la transparence dans le fonctionnement de cette entreprise étatique qui devrait dès lors interpeller le nouveau président du conseil d’administration, Désiré Tapoyo.

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