Sogatra : disparition de l’état de salaires des agents au trésor

Bus de la société Sogatra © GMT

La situation que traverse les agents de la Société gabonaise de transport (Sogatra) semble de plus en plus incompréhensible. Confronté à un retard de paiement de salaire de 5 mois, alors qu’ils étaient sur le point de toucher un mois de ces émoluments, ils se sont vus signifier que leur état de salaire ne se trouvait pas au trésor. Une situation qui les a contraint à convoquer une assemblée générale d’urgence.  

En effet, ce mercredi 4 octobre alors qu’ils s’apprêtaient à percevoir un mois de salaire sur les 5 mois dus par l’Etat, ils ont eu la mauvaise surprise d’être renvoyés par les agents du trésor. Pour cause le switch qui devrait a fortiori confirmer le virement par le trésor des salaires dans le compte de l’entreprise serait inexistant.

Une situation qui n’a pas manqué de susciter la réprobation des agents. «En l’absence du DG, Patrick Assélé, monsieur Joumas Mabignath et une autre collaboratrice nommée Aïcha sont chargés de gérer les finances et le personnel. Cependant hier, ces derniers se sont rendus au trésor pour vérifier la disponibilité du Switch afin de payer, comme le gouvernement l’avait promis, le premier mois d’avance sur les cinq mois impayés. On leur dira au trésor que le document qui sert d’accusé de réception a été retiré par un agent dont ils ont préféré taire le nom. C’est d’autant plus malheureux que nous sommes en période de rentrée scolaire et que nous ne savons quel avenir réserver à nos enfants»; a révélé le secrétaire général du Syndicat des agents de Sogatra, Cyrille Lendoumou.

Selon certaines sources, les soupçons se tourneraient vers le directeur administratif et financier qui après l’audit diligenté par le directeur général de cette entreprise de transport aurait été privé de signature. Les agents de Sogatra se questionnent dès lors sur les motivations d’un tel geste qui a une incidence sur leur devenir, autant de questions qui devraient interpeller le ministre de tutelle, Estelle Ondo.

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