SNLS: le pot aux roses du directeur général adjoint mis à nu !

Siège social de la SNLS © GMT

Que se passe-t-il au sein la Société nationale du logement social? C’est la question qu’on pourrait se poser au vu du bras de fer qui semble désormais opposer le directeur général de cette entreprise, Joel Patient Mbiamany Tchoreret et son adjoint Dieudonné Egnina Ndombi. Pour ce dernier, il était hors de question d’obtempérer à la décision qui le suspend de ses fonctions, alors que des éléments accablants semblent jouer en sa défaveur.

En effet, c’est par correspondances interposées que les deux responsables se livrent depuis quelques jours à des accusations d’attribution illicite de terrain. Une situation qui vient une fois de plus mettre à mal l’image de cette entreprise déjà en proie à des bras de fer avec certains réservataires de ses projets de logement sociaux.

Après avoir reçu un courrier lui notifiant la suspension de ses fonctions pour une attribution illégale de terrain au profit de son épouse, le directeur général adjoint, Dieudonné Egnina Ndombi n’a trouvé d’autre échappatoire que d’accuser à son tour son patron d’avoir «irrégulièrement vendu la parcelle N°58 à mademoiselle Betoe Charlène, sur un numéro 100 d’une valeur de trente millions de francs CFA, entraînant ainsi un doublon sur la même parcelle». Des assertions qui selon certaines sources proches de l’entreprise seraient cousus de fil blanc.

Ainsi, le directeur général adjoint serait selon toute vraisemblance à l’origine de ce contentieux. Alors qu’il assurait l’interim de l’ancien DG de la SNLS, Paul Mapessi, ceci avant la prise de fonction de Joël Patient Mbiamany Tchoreret, il aurait effectué une transaction pour la vente d’une parcelle au nom de l’entreprise. Chose étrange, l’acquéreur n’était autre que lui même, et pour couronner le tout il avait parapher le document actant l’acquisition en son nom et en signant à la place du premier responsable de la structure.

Pour maquiller son acte, il s’était attaché les services d’un agent pour justifier cette transaction d’un montant de 20 millions de Fcfa.  Selon une correspondance datée du 22 juin 2018, dont nous avons pu obtenir copie, un agent reconnaît avoir falsifié le numéro de parcelle à la demande de Dieudonné Egnina Ndombi, qui assurait à l’époque l’intérim du DG. Il reconnaît dans le même temps avoir reçu la somme de 2 million de Fcfa en guise de récompense.

Dans cette sombre affaire, c’est la falsification du procès verbal et du plan parcellaire de l’Anuttc qui aurait conduit la dénommée Betoe Charlène à saisir la police judiciaire ayant constaté que l’epouse du DGA, Pierrette Ekang se retrouvait comme par enchantement propriétaire de la parcelle N°58. Alors que Patient Mbiamany Tchoreret avait entrepris de régler cette affaire à l’amiable, l’épouse de Dieudonné Egnina Ndombi, toute honte bu aurait exigé le versement de 30 million à la SNLS.

Par ailleurs, ce dossier semble ne pas être le seul dans lequel, le DGA serait trempé. Il se susurre dans les couloirs de la SNLS, que le nom de son épouse figure également dans une liste de personnes supposées avoir acquis des parcelles à Angondjé. Au gouvernorat de la province de l’Estuaire, qui était à l’époque en charge des procédures d’acquisition de terrain avant la création de l’Anuttc, il ressort que les noms figurants sur cette liste ne sont pas les mêmes que ceux détenus par l’administration. Un constat mettant encore à mal la défense du DGA, qui selon toute vraisemblance aurait trempé dans des magouilles orchestrées par le directeur général déchu, Paul Mapessi, le nom de la femme de ce dernier figure également sur ladite fausse liste.  

Autant d’éléments qui prouvent à suffisance que Dieudonné Egnina Ndombi n’est blanc comme neige  comme il le prétend. Dans le soucis de l’équilibre de l’information, nous avons en vain cherché à contacter. Ce dernier, a déserté son bureau, ne répond au téléphone et au demeurant refuse malgré ces faisceaux de preuves d’obtempérer à la décision de la direction générale, alors qu’il a commis une faute grave justifiant sa mise à l’écart avant que la justice ne s’en mêle.  

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