Six pays de la CÉDÉAO dont le Nigeria et le Ghana disent non à l’Eco

Gabon Gabonmediatime Muhammadu Buhari Nana Akufo Addo Cedeao
Les présidents du Nigeria et du Ghana Muhammadu Buhari et Nana Akufo Addo © D.R.

Annoncé en grandes pompes par les présidents Ivoiriens et Français en décembre dernier, la création de l’Eco une monnaie commune aux pays de la  Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), vient de connaître son premier couac. En effet, réunis le 16 janvier dernier à Abuja, les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales de cinq pays anglophones d’Afrique de l’Ouest et la Guinée, ont dit non à cette monnaie, et réclamé une réunion d’urgence. 


L’annonce conjointe du président ivoirien Alassane Ouattara et de son homologue français Emmanuel Macron de la « fin du FCFA » le 21 décembre dernier, avait suscité à la fois de nombreuses attentes et interrogations. Avec pas moins de « trois changements majeurs dont le changement de nom et l’arrêt de la centralisation de 50% des réserves au Trésor français », cette annonce avait suscité énormément d’espoir. 

Cependant, moins d’un mois après la conférence de presse annonçant cette « étape essentielle dans la modernisation d’accords de longue date entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la France » comme l’avait souligné Kristalina Georgieva directrice du FMI, l’ensemble des pays de la CEDEAO notamment les pays anglophones dont le mastodonte Nigérian, ne semblent pas totalement favorables à cette idée. 

En effet, réunis ce jeudi à Abuja, les Ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales de cinq pays anglophones d’Afrique de l’Ouest et la Guinée, ont rejeté la nouvelle monnaie. Principale cause de ce rejet multilatérale, la décision qualifiée « d’unilatérale » prise par le président ivoirien. 

Dans ce contexte, l’ensemble des six pays appellent à une réunion urgente des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao pour discuter de cette monnaie unique. Deuxième couac après l’ultimatum du Nigéria il y a quelques semaines, cette réunion souligne un désaccord profond entre les régions francophones et anglophones.

Laissez votre commentaire