Sit-in des greffiers au ministère de la Justice

Ce mardi 2 mai 2017, les greffiers de la promotion 2016 qui n’ont pas perçu de salaire depuis plus de sept mois ont observé un sit-in au siège du ministère de la Justice, sis au centre-ville de Libreville. Ils s’y sont rendus en toge et en masse pour attendre l’arrivée d’Alexis Boutamba Mbina pour lui signifier leur mécontentement.

Interrogé par l’hebdomadaire Moutouki n°68 de ce jeudi 4 mai, Maître Henry Moretti Thytis, premier vice-président du Synagref, explique : «la grève ne profite à personne. Comme il vous a été rapporté, ça fait sept mois effectivement que les greffiers sortis de la promotion 2016 n’ont pas leurs salaires. Il faut dire que cette situation émane des techniciens du ministère, notamment le chef de service en charge de la législation du ministère de la Justice. C’est ce dernier qui est chargé de monter les textes, le ministre a donné le canevas, pas plus tard qu’hier (Ndlr : vendredi 28 avril 2017) il a tapé du poing sur la table et menacé Me Nkogo Tounga. D’ailleurs, c’est pour cette raison que lors de notre assemblée générale du 27 avril dernier, nous avons entre autre demandé son départ au profit d’autres greffiers compétents et qui pourront faire le travail». Poursuivant son propos, il révèle que «les textes d’intégration ont été signés. Malheureusement, Me Nkogo Tounga, qui travaille quand bon lui semble, n’a pas fait le travail. Il fait comme il veut. Les dossiers, qui avaient été signés en milieu de mois, ont été transmis à la solde au-delà des dates prévues. Résultat : nos collègues vont entamer un autre mois sans salaire».

Par ailleurs, accompagné d’un représentant du Syndicat national des greffiers, les agents de la promotion 2016 ont rencontré le ministre en charge de la Justice, il en ressort, poursuit le vice président du Synagref : «la première autorité de la Justice a demandé à ses collaborateurs qui sabotent le travail si ça les arrangerait de rester sept mois sans salaires. Les explications, qui lui ont été données pour justifier la lenteur dans le traitement des dossiers des greffiers de la promotion 2014-2016, n’ont pas suffit au ministre qui estime que les salaires auraient pu être versés cette fin de mois d’avril».

Comment un seul individu peut-il par son laxisme priver de salaire toute une promotion d’une grande école comme l’École nationale de la Magistrature (E.N.M) sans que ce dernier ne reçoive une demande d’explications ? Se questionne nos confrères de Moutouki. Fustigeant en outre, le manque de probité et de célérité dans le traitement de dossiers pourtant régulièrement décrié par le Syndicat des greffiers.

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