Sit-in des employés de Robert services au domicile du Directeur général

Suite au suicide du chef d’atelier mécanique, Claude Rorre, les employés de Robert services ont organisé un sit-in devant le domicile du Directeur général, Robert Chami, ce mercredi 22 mars 2017. Cette manifestation avait pour objectif d’attirer l’attention des autorités sur le silence assourdissant du directeur après le suicide constaté au sein des locaux de l’entreprise, mais aussi, les interpeller sur la situation du non-paiement des salaires depuis près de 9 mois.

En effet, ce mercredi 22 mars 2017, les employés exaspérés par la situation  qui prévaut actuellement au sein de la société Robert services depuis près d’un an ont décidé de se mobiliser devant le domicile de leur directeur général. Cette manifestations pacifique fait suite au drame qu’a connu l’entreprise ce mardi 21 mars; avec le suicide du chef d’atelier mécanique qui selon certains de ses collègues croulait sous les dettes et n’arrivait plus à s’en sortir.

En outre, les employés ont profité de cette occasion pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur les difficultés qu’ils rencontrent depuis plusieurs mois. Un employé joint au téléphone nous a relaté la crise que traverse l’entreprise de logistique pétrolière, «à la sortie de prison de Chami, tous les travailleurs avaient eu grand espoir que ce dernier allait reprendre les choses en mains, après une gérance très calamiteuse de son épouse qui traitait les employés comme des moins que rien», nous explique-t-il, «malheureusement les licenciements abusifs​ ont commencé». Au bord de l’asphyxie financière et pour éviter l’insolvabilité, l’entreprise avait  obtenu l’accord de l’inspection de travail pour licencier 400 salariés.

Toutefois, la source nous révèle que les dédommagements octroyés étaient tellement minables que  «le tribunal et l’inspection du travail croulaient sous les plaintes contre l’entreprise», ajoutant que «les banques ont saisi au moins 80% du matériel de la société et que face aux difficultés Robert Chami avait décidé de dissoudre trois entités de sa société, à savoir : Robert construction et fils, Construction naval et la Holding».

Par ailleurs, il révèle que  «depuis bientôt un an, le directeur général ne vient plus au bureau pour travailler. Il dirige la société depuis chez lui, d’où notre présence ici ce matin pour montrer notre mécontentement». Et de conclure : «Il refuse toutes négociations ou dialogues , rien de rien. Les salaires sont coupés​  ou réduits selon les humeurs de sa femme».

Cette situation que traversent les employés de Robert services n’est  malheureusement pas un cas isolé dans la capitale économique, l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) avait relevé que dans cette ville, c’est près de 3000 personnes qui ont perdu leur emploi depuis 2013. Une véritable hécatombe qui devrait emmener le gouvernement à se pencher sur la question.

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