Singapour, un modèle économique qui pourrait inspirer le Gabon

Une vue de l'agglomération de Singapour © D.R

Face à l’obsolescence, la lenteur et l’inefficacité du système administratif gabonais, il convient aujourd’hui d’envisager des solutions à long terme qui amélioreraient son efficience. Pour ce faire, plusieurs pistes pourraient être envisagées par les autorités en vue de s’adapter à un environnement économique en perpétuelle évolution.

Qualifiée il y a un peu plus de 10 ans de «continent désespéré» par l’hebdomadaire britannique the economist, l’Afrique est encore aujourd’hui dans sa grande majorité caractérisée par des États faibles à l’exception de quelques pays. Cette faiblesse économique est souvent le fait d’une administration gangrenée par une inefficacité criante marquée par «des dérapages budgétaires».

Le Gabon qui compte un peu moins de deux millions d’habitants, vit un paradoxe assez saisissant au regard de son potentiel économique. Les récentes mesures d’austérité prises par le gouvernement pour faire face à une crise qu’il n’a pas su éviter à défaut de l’anticiper en sont l’exemple type. Néanmoins, la présence de la multinationale singapourienne Olam véritable catalyseur de notre économie, pourrait laisser entrevoir de nouveaux modèles de gestion.

En effet, cité en exemple à travers le monde pour son modèle économique frisant la perfection, l’archipel de Singapour à la «meilleure» fonction publique au monde. 145 000 fonctionnaires pour 5,9 millions d’habitants, un système de santé parmi les plus performants au monde, troisième ville/Etat la plus sûre au monde, moins de 10% d’employés du service public dans sa population active, sont autant de facteurs qui montrent l’efficacité du système singapourien.

Indépendante depuis le 09 août 1965 soit cinq ans après le Gabon, «Little Red Dot» allie aujourd’hui «performance et qualité» dans son administration et plus généralement dans son économie. Si ce résultat est le fruit de la vision de Lee Kuan Yew (Premier ministre de Singapour de 1959 à 1990) qualifié de «géant de l’histoire » par Barack Obama, il «n’avait rien d’un miracle: c’était de la politique».

Le ministre de la Fonction publique Ali Akbar Onanga Y’Obegue a récemment déclaré qu’il y avait une absence «d’éthique et de déontologie» de la part de nos responsables, dès lors, pourquoi ne pas s’inspirer de valeurs et de dogmes tels que la méritocratie, la fierté d’appartenance, la motivation, la transparence, et la réorganisation ? D’autant plus que nous avons le fleuron de l’économie singapourienne (Olam) comme partenaire économique de premier plan.

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