Silal 2017: Le Gabon et le Mali à l’honneur

Le ministère de l’Economie numérique, de la communication, de la culture et des arts en partenariat avec l’Association pour la promotion du livre et des arts et les Editions Ntsame organisent, du 19 au 22 avril 20, la 4ème édition du Silal (Salon Internationale du Livre et des Arts de Libreville). Les auteurs gabonais et malien Okoumba Nkoghe et Amadou Hampaté sont à l’honneur.

La quatrième édition du SILAL s’est ouverte ce mercredi 19 avril 2017, aux environs de 9h dans l’enceinte de la Maison Georges Rawiri. Cette manifestation est devenue par sa constance depuis 201, une coutume dans l’esprit des amis de la culture, des lettres et des arts.

Le thème retenu par les organisateurs pour cette édition est : «langue française et cultures africaines», un thème qui met en avant deux grandes figures littéraires que sont Okoumba Nkoghe et Amadou Hampaté, respectivement originaires du Gabon et du Mali. Ces écrivains représentent tous deux la culture littéraire de leur pays.

La cérémonie d’ouverture a débuté par l’allocution de la présidente de l’organisation Sylvie Ntsame qui, considère le livre comme «un élément d’un vaste ensemble culturel,raison pour laquelle nous l’avons associé aux autres formes artistiques que sont la peinture,la sculpture et les arts décoratifs.Ce qui du même coup,donnait une physionomie différente au salon de Libreville car, le livre ne s’isole pas dans un monologue avec lui-même, mais se retrouve en dialogue avec les autres formes artistiques».

Pour le ministre de la Communication, Alain Claude Bilie-By-Nze, «la langue française est dorénavant un moyen idéal d’approbation et de transfert de biens culturels. Raison pour laquelle le thème choisi par les organisateurs est d’actualité».

Comme disait l’écrivain congolais Alain Mabanckou «être un écrivain francophone, c’est être dépositaire de cultures, d’un tourbillon d’univers. Être francophone, c’est certes bénéficier de l’héritage des lettres françaises, mais c’est surtout apporter sa touche dans un grand ensemble, cette touche qui brise les frontières, efface les races, amoindrit la distance des continents pour ne plus établir que la fraternité par la langue et l’univers. La fratrie francophone est en route. Nous ne viendrons plus de tel pays, mais de telle langue. Et notre proximité de créateur ne sera plus que celle des univers».

La cérémonie se poursuivit jusqu’à samedi avec des expositions et des ateliers pour traiter de la question de la langue française en rapport avec la culture africaine.

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