Signature du plan Martine Oulabou pour sortir de la crise dans le secteur éducation

Le mardi 7 mars dernier au siège du Syndicat de l’éducation nationale (SENA), l’ensemble des acteurs de l’éducation nationale s’était réuni pour une déclaration conjointe portant sur la crise du secteur. Ainsi après 6 jours de séance de travail entre ces différents acteurs du secteur, ceux-ci ont procédé à la signature ce dimanche 12 mars du rapport pour une sortie de crise dans le secteur de l’éducation.

Dénommé «Plan Oulabou pour une sortie de crise», ce rapport est le fruit de près de six jours de consultation, et de travaux successifs, entre les acteurs de l’Éducation,  «démontrant leur volonté à sortir de cette crise». Ce document prend en compte, non seulement “les attentes des enseignants, des parents, des élèves et des étudiants.

Dans le soucis de proposer des solutions pérenne pour améliorer le système éducatif gabonais, l’ensemble des partenaires concernés  ont énoncer un certains nombre d’engagement. Au titre des propositions on note, «l’évaluation des enseignants par les apprenants (dont les critères seront définis d’un commun accord avec certains acteurs de l’éducation), le tout pour promouvoir une meilleure qualité de transmission de cours; la promotion des programmes académiques qui ne valorisent que la culture et la morale gabonaise. Ceci pour lutter contre la promotion des programmes à caractère impudique dans nos établissements; la rédaction conjointe d’un code de bonne conduite garantissant les intérêts des apprenants et des enseignants. Ceci pour lutter contre les pratiques de certains enseignants qui violent les principes déontologique et éthiques; l’organisation des cours de rattrapages gratuit pour les élèves en classe d’examens en cas de sortie de crise d’ici le 20 mars».

En outre, le rapport suggère la mise en place d’un «plan d’urgence académique  pour l’année 2016-2017 en cas de sortie de crise d’ici le 20 mars 2017». En effet, lors de la rencontre du 7 mars dernier l’ensemble des acteurs avaient décidé du gel des cours jusqu’au 20 mars et avaient appelé à l’ouverture des négociations à la date butoir du 20 mars.

Toutefois, ils avaient exigé des préalables à toute ouverture de négociation. Ces préalables  comprenaient entre autre la levée de la mesure de suspension de solde et de radiation des enseignants et autres personnels de l’éducation ; l’annulation et le retrait de l’attestation spéciale de présence au poste, l’annulation des affectations arbitraires des syndiqués et leaders syndicaux, le paiement de solde des vacations et de la PIP du deuxième trimestre 2015.

Autres préalables avancés par les partenaires sociaux, la fixation de la date de l’organisation du concours interne d’entrée à l’ENS ; la régularisation de la situation des étudiants envoyés dans les établissements privés, l’annulation de  la mesure portant inscription à l’Université Omar Bongo sur la base des procès-verbaux de l’année antérieure ; l’annulation de l’inscription en Master conditionnée par l’obtention d’une moyenne supérieure ou égale à 12/20 en année de licence avec effet rétroactif ; la reprise  des inscriptions des anciens et nouveaux étudiants à l’Université Omar Bongo ; le paiement  intégral des arriérés de bourse des élèves et étudiants ; mais aussi le départ du Ministre de l’Education Nationale, qui selon eux demeure «un obstacle à la négociation».                 

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