Le siège social de la SEEG, une propriété de VEOLIA ?

Siège sociale de la SEEG © SEEG

Au moment où l’Etat gabonais rompt sa convention avec le groupe français Veolia, les questions liées aux actifs des deux parties mais aussi à la poursuite des activités de la Société d’énergie et d’eau du Gabon taraudent les esprits.

Le siège social de la SEEG qui surplombe la capitale gabonaise serait la propriété du groupe français Veolia, apprend-t-on de source proche de la direction générale de ladite entreprise. Il aurait été acquis pendant qu’il était concessionnaire de la production, du transport et de la commercialisation de l’eau et de l’électricité au Gabon entre 1997 et février 2018.

Cette fin de contrat que le gouvernement préfère appeler «réquisition» est considérée par la partie française, par la voix du secrétaire général de Veolia, Helman le Pas de Sécheval, contacté par Gabonactu «une rupture unilatérale de contrat sans fondement juridique, au mépris de la loi».

Côté gabonais,  le ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo, estime que c’est Veolia qui a quitté la table des négociations, qu’à ce titre elle a rompu le contrat et la partie gabonais en a eu pris acte. «Ils ont rompu les négociations et nous sommes en droit de dire que nous avons acté la rupture que la SEEG-Veolia nous a imposé. Qu’on arrête de dire que nous avons rompu unilatéralement. nous réquisitionnons cette société parce qu’il y a des risques et parce qu’il s’agit d’un secteur de souveraineté», a confié le ministre au moment de la présentation du comité ad hoc qui aura pour mission de gérer la Société d’énergie et d’eau du Gabon pour une durée d’un an.

Le ministre de l’Eau et de l’Energie a précisé que le gouvernement entendait faire un audit international indépendant pour déterminer le niveau de la dette de l’Etat vis à Veolia mais aussi l’État du patrimoine exploité la Société d’énergie et d’eau du Gabon, «au sortir de là, nous allons payer si nous devons. Ils payeront, s’ils doivent», a poursuit le membre du gouvernement.

Le Secrétaire général du Groupe Veolia, Helman le Pas de Sécheval, a également confié à nos confrères que «l’Etat est encore redevable de près de 41 milliards de FCFA. Et ce malgré le protocole d’apurement des dettes signé l’année dernière.»

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