Sidonie Flore Ouwé en croisade contre la polygamie

Sidonie Flore Ouwé (au centre), présidente de la plate forme associative «Le salon de la femme» © D.R

A l’occasion de son premier anniversaire, la plateforme associative «Le salon de femme» a tenu une conférence de presse ce mardi 13 février à Angondjé au nord de Libreville. Une occasion pour sa présidente, Sidonie Flore Ouwé, accompagnée d’autres femmes leaders d’associations venues de  Côte d’Ivoire et du Cameroun, de faire le bilan et les perspectives de cette plateforme féministe pour l’année 2018.

Au cours de la conférence de presse qu’organisait son association, Sidonie Flore Ouwé n’a pas manqué de manifester à son auditoire sa gratitude et l’importance qu’elle attache à ce premier anniversaire et surtout la satisfaction pour des batailles menées au cours de l’année dernière, avant d’établir  des perspectives pour l’année 2018 qu’elle a placé sous le sceau de la lutte contre la polygamie. Un sujet qui a suscité l’appétit discursif de ses convives.  «Le salon de la femme va se donner comme challenge, pour l’année 2018, la vulgarisation des droits de la femme gabonaise. Et un regard appuyé sera donc porté sur la femme mariée sous l’option polygamie», a-t-elle indiqué.

Selon l’oratrice, la polygamie est mère du vice. Et les incongruités que regorge le code civil gabonais sur la question n’apaise nullement les choses. C’est pouSidonie Ouwé s’est en effet gardée toute sympathie à l’égard de la polygamie. L’ancien Procureur de la République  près du tribunal de première instance de Libreville, dans un véritable réquisitoire, accuse la polygamie d’être à l’origine  d’innombrables problèmes dans les ménages notamment après le décès de l’époux. «La polygamie est interdite ici, mais nous continuons à la pratiquer,  nous disons à ces femmes en attendant que les décideurs s’arriment à la norme internationale, vous avez  les droits», a lancé avec panache Sidonie Flore Ouwé.

A l’unisson, les panélistes du jour ont appelées les femmes mariées sous l’option de la polygamie à ne pas se résigner face à la maltraitance qu’elles subissent dans les foyers, mais plutôt de s’approprier leurs droits. C’était également l’occasion pour Sidonie Ouwé d’annoncer la tenue ce mercredi 14 février, d’une conférence débat axée sur les droits de la femme gabonaise de l’indépendance à nos jours, et de revenir une fois de plus sur la problématique de la polygamie.

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