Sibang: un élève de 6ème tue son camarade d’un coup de ciseaux

Lycee de Sibang © GMT

Le lycée Jean-Baptiste Obiang Etoughe de Sibang, situé dans le 6ème arrondissement de Libreville, a été le théâtre d’un drame qui a coûté la vie dimanche dernier au jeune D.E.N. , élève en classe de  5ème dans cet etablissement secondaire. Quelques jours plus tôt, à la suite d’un match de football, la victime avait reçu un coup de ciseaux de la part d’un autre élève âgé de seulement 12 ans.



Le 4 décembre dernier, D.E.N. , âgé de 15 ans et inscrit en classe de 5ème au lycée Jean-Baptiste Obiang Etoughe, avait reçu au cours d’une bagarre, un coup de ciseaux sur la tempe, aux alentours de l’établissement. L’adolescent a succombé à ses blessures dimanche dernier à l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba où il avait été transporté en urgence. Le meurtrier présumé, O.N.D. , âgé de 12 ans et inscrit en classe de 6ème dans le même lycée, a été interpellé par les éléments du commissariat de police de Nzeng Ayong.

Le mobile de ce geste incompréhensible venant d’un enfant serait, selon ses propres aveux, des railleries qu’il aurait subies de la part de la victime, lors d’un match de football disputé près du stade Augustin Monedan de Sibang. D.E.N. se serait moqué du jeune O.N.D. lorsqu’il a été dribblé par un autre joueur. « Se sentant blessé dans son amour-propre, il (O.N.D.) est rapidement allé prendre dans son cartable une paire de ciseaux. Il l’a mise dans sa poche», a indiqué une source proche du commissariat de Nzeng Ayong.

A son retour sur le terrain de jeu, les invectives reprennent entre les deux adolescents qui en viennent finalement aux mains. « C’est pendant qu’ils se battaient que O.N.D. sort de sa poche la paire de ciseaux et la plante sur la tempe de son camarade, puis prend aussitôt la fuite pour rejoindre son domicile », a ajouté la même source. Le jeune homme finira par avouer son geste fatal à son père, qui se rendra à la brigade de gendarmerie de Melen, avant que les policiers du commissariat de Nzeng Ayong ne procèdent à l’interpellation du gamin. Ce dernier devrait être présenté devant un juge des mineurs cette semaine, bien qu’à 12 ans, il ne peut pas encore être reconnu responsable pénalement.

Cet énième fait de violence en milieu scolaire met une fois de plus en lumière l’agonie du système éducatif gabonais, et questionne tout un chacun sur les valeurs que nous devons inculquer à nos enfants. Rappelons que le 8 novembre dernier, le ministre de la Justice Edgard Anicet Mboumbou Miyakou annonçait la prochaine mise en place d’un mécanisme d’alerte et d’intervention rapide en milieu scolaire pour lutter contre la violence au sein des établissements.

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