Shell Gabon : La direction source du blocage des négociations

Les employés de Shell Gabon ont entamé ce mercredi 11 janvier 2017 à 23h59, une grève générale illimité suite à l’échec des négociations avec leur direction général. Ces négociations qui devaient aboutir à un accord sur la préservation les droits des salariés, après les révélations sur la vente de ses actifs, scellant par la même occasion son départ du Gabon, aucune entente n’a été trouvé pourtant les agents locaux ne demande au titre des indemnisations que l’équivalent du salaire annuel de 40 salariés expatriés.

Selon un employé de l’entreprise qui a souhaité gardé l’anonymat, « Depuis ce matin ( Jeudi 12 janvier Ndlr) tous nos différents sites sont en grève et nous sommes en train de procéder progressivement à l’arrêté de toute nos installations de production pour tenir compte d’un certain nombre de contraintes techniques et de sécurité » relève-t- il. Cependant, la posture que tiendra la direction générale de Shell déterminera le sens que les employés donneront à leur mouvement de grève. « estimera en fonction des avancés des négociations » nous confiait-il au piquet de grève sis à Gabon Mining Logistics, siège de la société, avant de préciser que « s’il n’y a pas d’amélioration majeur d’ici demain ( ce vendredi 11 janvier 2017 NDLR) on devrait arriver à arrêter la totalité de la production des installation de Shell Gabon

Cette situation de blocage des négociations est consécutive à la mauvaise foi affichée par la direction générale de Shell qui s’est rétractée sur certain préalable de discussion lors des réunions de conciliation entamées depuis 3 semaines déjà avec l’implication de l’inspecteur spécial du travail. La même source s’étonne qu’après 56 ans de présence au Gabon (57 ans en février 2017 NDLR), le groupe Shell n’arrive pas à garantir à ses employés le respect de leurs droits, « nous ce que nous demandons essentiellement, c’est de discuter des mesures d’accompagnement que l’employeur doit mettre en place pour pouvoir accompagner les employés dans la mesure où le départ de Shell va engendrer des préjudices et une certaines précarisation de l’emploi ». Il souligne par ailleurs qu’après l’effort fourni par les salariés pour assurer la bonne santé de l’entreprise, elle devrait avoir un minimum de considération envers eux.

Les employés disent avoir participé à l’amélioration de l’état de la société, qui lui permet aujourd’hui de vendre ses actifs. « Ces quatre dernières années par exemple, Shell a procédé à des départs des salariés pour se restructurer, et ceux qui sont restés, ont aidé l’entreprise à atteindre le niveau qu’elle a aujourd’hui. Un effort qui devrait être pris en compte par l’employeur » nous confie l’employé visiblement dépité par la déconsidération dont ils sont victimes de la part d’une entreprise à laquelle ils ont tout donné.

Par ailleurs, un autre employé de cette entreprise rappelle que « La raison de la vente des actifs au niveau du Gabon est qu’ils ont acheté BG le Numéro 1 mondial du Gaz qui va apporter une plus-value au groupe Shell », mais aussi que « la compagnie qui va reprendre Shell est une société créée de fait, ce qui ne donne pas d’assurance à l’ensemble du personnel, cela met en situation de précarité les salariés que nous sommes » s’indigne t-il.

Pour avoir une idée claire sur la situation, les 400 salariés nationaux estiment que ce qu’ils demandent comme compensation est l’équivalent du salaire annuel d’une trentaine d’agents expatriés, ce qui est en réel contraste avec ce qui s’est fait ailleurs concernant la même situation par le Groupe Shell.

En outre, les salariés assurent qu’en « fonction des avancées, s’il n’y a pas de signes significatifs nous allons arrêter la production et cela va aussi impacter tous les partenaires qui produisent à travers le Terminale de Gamba et qui reçoit toute la production sud du pays, ça va impacter, Total Gabon; Addax et Perenco, et bien sur les revenus de l’État ».

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