Séraphin Moundounga : « Les gabonais sont suspendus aux mesures qui vont être annoncées par l’UE»

Des membres de l’opposition gabonaise se sont rendu ce mardi 24 janvier à Bruxelles, au menue de ce déplacement la question du climat sociopolitique né au terme de l’élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon. Séraphin Moundounga, l’ancien ministre de la Justice, et membre de la délégation s’est exprimé au micro de Radio France Internationale pour donner la position de l’opposition sur l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations, mais aussi les attentes sur cette rencontre avec les responsables de l’Union européenne..

Dans la droite ligne des actions que l’opposition mène depuis la fin de l’élection présidentielle du 27 août 2016, pour faire triompher la vérité des urnes et obtenir des sanctions contre des membres du gouvernement, une délégation s’est rendue à Bruxelles, la capitale de l’UE. Après l’échec de l’adoption de la résolution sur le Gabon lors de l’assemblée paritaire ACP-UE qui a eu lieu à Nairobi au Kenya en décembre 2016, il était donc question pour eux d’échanger avec des responsables de l’UE sur la suite à donner à cette résolution, cela dans l’optique de la tenue de la session parlementaire de l’Union européenne qui se tiendra dans les tous prochains jours à Strasbourg, siège du parlement européen.

Durant leur séjour ils ont donc rencontré  des représentants des Vingt-Huit pays membres de l’UE et du Service des actions extérieures de la Commission Européenne. Une suite logique est donc attendue par l’opposition quant au projet de résolution porté par plusieurs eurodéputés. L’ancien ministre de la Justice qui avait démissionné peu avant l’élection présidentielle, Séraphin Moundounga a indiqué à ce sujet que « Les gabonais sont suspendus aux mesures qui vont être annoncées par l’Union européenne, pour éviter que la jeunesse gabonaise ne puissent se radicaliser et ne soit donc pas susceptible d’être captée par des réseaux de recrutement de terroristes tel que le groupe Boko Haram ».  

S’exprimant par ailleurs sur l’organisation de la coupe d’Afrique des Nations par le Gabon, il a souligné qu’Ali bongo « croyait par le billet de cette compétition faire oublier aux gabonais les atrocités qu’ils ont subi.Les autorités pensaient distraire la population et la détourner des réclamations de la transparence et de la vérité des urnes,cette technique est une vieille technique pratiquée par la Grèce antique. Pour Séraphin Moundounga, les jeux c’est fait pour divertir, les spectacles c’est aussi fait pour cela, ils se sont rendu compte que cette technique antique ne peut plus marcher au 21ème siècle et ils l’ont appris à leurs dépens ».

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