lundi,8 mars 2021
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Sénatoriales 2021: le PDG viole la loi sur les quotas

Lors de l’annonce de la tenue des primaires au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) pour les sièges à pourvoir de sénateurs devant composer la 5ème législature de la chambre haute du parlement, l’opinion s’attendait à ce que le parti au pouvoir donne une leçon de démocratie à ses adversaires. Entre l’annonce et la publication des résultats, le PDG retombe dans ses travers en foulant aux pieds la loi sur les quotas d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques. 

Malgré l’adoption de la Loi n°9/2016 du 5 septembre 2016 fixant les quotas d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques, le Parti démocratique gabonais majoritaire dans les deux chambres, Sénat et Assemblée nationale depuis toujours, a donc voté ledit texte dont l’application reste attendue dans son organisation interne. 

En effet, au moment de la désignation des candidats investis par PDG pour les élections sénatoriales prévues les 30 janvier et 06 février prochains, les femmes pourtant pleinement impliquées dans l’animation de la vie du parti, ne sont que peu représentées dans les instances décisionnelles mais aussi dans les candidatures retenues. Obligée du point de vue de la loi, le parti au pouvoir a failli à son devoir. 

En pleine decennie de la femme, de nombreux observateurs se questionnent sur cet état de fait surtout que le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, par ailleurs « Distingué camarade président » du PDG, en nommant une femme à la tête du gouvernement, a demontré sa volonté de promouvoir les compétences de cette frange de la société. Annoncée par le secrétaire général Eric Dodo Bounguendza, la liste des candidats investis par cette formation politique semble désormais ramer à contre-courant de cette ambition portée au de loi de la République. 

Pour preuve, sur 52 sièges à pourvoir pour les sénatoriales 2021, à peine dix candidatures de femmes ont été retenues par le PDG au mépris de la Loi n°9/2016 du 5 septembre 2016 fixant les quotas d’accès des femmes et des jeunes aux élections politiques. Toute chose qui conforte le caractère misogyne des responsables de cette formation politique, qui malgré des vœux pieux distillés en longueur de journée, ne daignent pas appliquer à la lettre les dispositions légales. 

Au nombre des rares candidatures retenues on retrouve entre autres Flore Joséphine Mistoul Yame pour le compte du premier siège de la commune de Libreville, Marie Jeanne Ankombie Rapontchombo, pour le département du Komo-Ocean, Christine Minkoue-Mi-Alloh au département de la Noya (Cocobeach), Paulette Mounguengui, dans la Doya Onoye (Mouila), Lucie Milebou Aubusson, présidente sortante du Sénat pour le compte Tsamba Magotsi (Fougamou), Marise Mariame Matsanga Mayila département de Ndolou, Florence Gheloube Andjaye département de la Lopé Booué, Chantal Abendong Mebaley pour le compte du département de la Mvoung à Ovan et Philomène Ogoula et Marie Julie Bilogo-Bi-Nzendong pour le département du Haut-Ntem (Minvoul). 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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