Selon Marie Madeleine Mborantsuo le processus électoral au Gabon souffre de «certaines insuffisances»

Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour Constitutionnelle © D.R

Prenant part au dialogue politique qui se déroule à Libreville depuis le 18 avril et ce, jusqu’au 10 mai prochain, la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, a relevé lors  d’une session consacrée aux élections, certaines insuffisances dont souffrirait le processus électoral. Une situation qui, selon elle devrait faire l’objet de recadrage pour arriver à l’organisation d’élections plus crédibles et transparentes.

GABON LIBREVILLE

Lors de sa prise de parole, la présidente de la Haute Cour a décrié l’incinération des bulletins de vote aussitôt après le scrutin. Cette pratique empêche au juge constitutionnel de procéder à un certain nombre de vérifications lors du contentieux électoral. Autres insuffisances relevées​, la négligence observée​ chez les scrutateurs dans la tenue des listes des émargements, les procès-verbaux des opérations de vote, les feuilles de dépouillement et celles dans lesquelles doivent être consignées les observations. Toute ces observations ont eu pour conséquence de biaiser considérablement les processus électoraux.

Pour celle qui est à la tête de de la Cour constitutionnelle depuis deux décennies, les difficultés inhérentes au respect des dispositions législatives et réglementaires régissant l’élection par  les principaux acteurs politiques et les candidats serait également la cause de ce qu’on observe après chaque scrutin. Jugeant d’ailleurs, que les acteurs politiques font souvent preuve de mauvaise foi, se contentant d’appliquer leur vue de l’esprit.

Par ailleurs, Mme Mborantsuo a également parlé du retrait au dernier moment, des candidatures alors que toutes les dispositions pour permettre à ces derniers de prendre part à l’élection ont déjà été prises, à l’instar de l’impression des bulletins de vote.

Autre fait condamné par la présidente de la Cour constitutionnelle, l’absence criarde des représentants des candidats dans les bureaux de vote. Selon elle, cette situation rend inefficace la mesure qui oblige le président du bureau de vote à remettre un exemplaire du procès-verbal à ces derniers. «L’absence de prise de conscience des citoyens du rôle important qui est le leur de garantir la fiabilité des listes électorales par le contrôle qu’ils doivent exercer dès l’affichage de celle-ci en vue de dénoncer toutes les irrégularités que lesdites listes pourraient comporter» a t-elle conclu.

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