Séjour d’Ali Bongo à Paris : Des soldats du PDG meurent de faim et de froid en France

Ali Bongo Ondimba © D.R

On se souviendra de ce séjour du Président gabonais à Paris dont la mobilisation a été une réussite en termes de communication dans le cadre du «One Planet Summit» à l’initiative du Président français Emmanuel Macron. Si le PDG France-Gabon avait mis les petits plats dans les grands pour contrer la communication de « La Résistance », il reste qu’aujourd’hui des gabonais vivant en France sont persécutés pour des charges impayés; comme le témoigne le récent courrier adressé au Président du Parti Démocratique Gabon (PDG), Ali Bongo Ondimba. A l’origine de cette situation, deux PDGistes véreux, Hervé LINGA et Cyrille ONA qui auraient détourné la somme de 200.000 euros (soit environ 131.000.000 FCFA) prévus pour les besoins de cette mobilisation exceptionnelle.

Tout avait été fait pour que ce séjour soit inoubliable avant et pendant les travaux du « One planet Summit ». Mais voici bien une affaire qui va mettre un coup de froid dans le dos de tous les « jubilateurs » du récent séjour du président gabonais à Paris. Les cadres de ‘’l’Émergence de la contre-attaque’’ n’avaient pas pensé que des PDGistes auraient pu ternir au finish l’image d’une manœuvre que certains observateurs considéraient déjà de risquée. Dans un courrier datant du 26 décembre dernier adressé à Ali Bongo Ondimba, Président du PDG, Solange Mendome épouse Rousseau Déléguée Fédérale UFPDG France et Phernel  Ossibato Lindzondzo Délégué Fédéral UJPDG France ont tenu à exprimer leurs mécontentements et leurs inquiétudes.

On pouvait donc y apprendre que la mobilisation a été enclenchée sur trois jours. «Nous rencontrons actuellement d’énormes difficultés concernant la réception des paiements par rapport aux rassemblements organisés  les 11, 12 et 13 décembre dernier pour votre arrivée à Paris sur invitation du Président Macron pour les assises du One Planet Summit. En effet, tous les responsables de la Fédération du Parti Démocratique Gabonais en France ont participé à l’organisation des différents rassemblements pour votre séjour à Paris. Il nous a été demandé par le responsable PDG en France Fred Maissa, sur instruction de Monsieur Arnaud Engandji, de rassembler des personnes émanant de toutes les régions en France pour démontrer notre attachement à votre vision pour le Gabon, et notre engagement sans faille à notre Parti, le PDG », mentionnent-ils.

Chose qui a évidemment été faite dans les différents lieux, à savoir : «devant l’hôtel le Georges V où vous avez résidé, le Quai d’Orsay et la Place de la République où s’est tenue une manifestation à votre honneur, agrémentée par un concert d’artistes gabonais ». Cependant, quinze jours plus tard les factures n’ont pas été réglées comme cela était prévu dès le départ puisque « la majorité des derniers militants qui vous reste ici en France ont été utilisés, humiliés et traités comme des moins que rien pendant plusieurs jours dans la capitale Française. […] A ce jour, le règlement (des perdiems, la totalité des transports et de la restauration etc…) des personnes rassemblées pendant les deux jours n’a toujours pas été réglé chez tous les mobilisateurs à cause de la mauvaise gestion et des détournements des coordonnateurs (Hervé Linga, Fred Maissa, Cyrille Ona, Sylvanel Kiki) des fonds décaissés pour les différents rassemblements».

Par ailleurs, ces militants étant des récidivistes, les délégués France du PDG ne comprennent pas pourquoi, ces coordonnateurs  ne sont pas démis de leurs fonctions. «De surcroît nous demandons depuis des mois à ne plus être gérés par deux de ces coordonnateurs (Hervé Linga et Cyrille Ona) coutumiers des faits, qui n’étaient pas inscrits sur les listes électorales en 2016, donc qui ne vous ont pas voté. De plus, comment accepter cette injustice quand un des coordonnateur, à savoir Hervé LINGA, justifie l’encaissement de 5000 euros, en prétextant avoir payé pour ses déplacements à lui dans Paris : 500 euros de taxi / jour durant une semaine».

Face à ce cas d’indiscipline reste à savoir comment réagira le bureau directeur du parti au pouvoir qui tenait en début de mois son congrès ordinaire avancé au cours duquel notamment les comportements de ce genre ont été prohibés à l’avenir. Toutefois, était-il vraiment nécessaire pour le Président de la République d’instrumentaliser des compatriotes pour l’accueil en fanfare tel une majesté qui rentrait d’un long voyage ?

Ces Gabonais de France s’identifiant désormais sous le label de «La Résistance» font du bruit pour voir les choses évoluer dans leur pays. Même s’ils sont nombreux à crier «Ali Bongo dégage», les mots ne suffisent pas.  C’est pourquoi, nombreux pensent qu’au lieu de se rabaisser aux pratiques d’un âge ancien, le Président de la République gagnerait à les contre-attaquer avec des résultats probants. En commençant par exemple par rétablir la bourse des étudiants, créer de l’emploi pour ces milliers de chômeurs gabonais ou réhabiliter les universités et grandes écoles du pays. Ce sera la meilleure façon de ridiculiser cette résistance souvent maladroite sur les bords…

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