SEEG/ Patrick Eyogo: «il n’y aura ni licenciement ni baisse de salaire»

Patrick Eyogo Edzang et Antoine Boo, le lundi 19 février 2018 © GMT

Ce lundi 19 février 2018, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo Edzang a procédé à la présentation officielle de l’administration provisoire de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), à son siège sis au centre ville de Libreville. Cette rencontre avait entre autres pour but, de rassurer les partenaires sociaux, les agents et décliner la feuille de route.

La nouvelle équipe dirigeante de la SEEG a été présenté ce lundi 19 février par le ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo Edzang. Dirigée par Marcellin Massila Akendegue, le comité ad hoc placé sous l’autorité du ministère aura pour mission de gérer l’entreprise, mener les audits et autres études nécessaires au développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art avec le groupe français Veolia.

Lire aussi >> SEEG: le gouvernement met en place une nouvelle équipe dirigeante

Le membre du gouvernement qui demande l’indulgence des populations a dit s’atteler dans les trois mois à améliorer considérablement la qualité du service. «Croyez-nous, le but de la réquisition est d’améliorer les choses dans les meilleurs délais. Ensuite la direction générale et les conseillers stratégiques qui sont là vont commencer à préparer le modèle sectoriel et économique par rapport à la mutation de la SEEG en libéralisation le secteur de la production, maitriser le secteur souverain du transport et ensuite voir la distribution et la commercialisation», a précisé Patrick Eyogo Edzang.

A l’endroit des employés de la SEEG, le ministre de l’Eau et de l’Energie a demandé qu’ils fassent preuve de patriotisme. «Le peuple gabonais est derrière cette réquisition, nous ne devons pas dévoyer cette dynamique sur des problèmes personnels. Rassurez-vous, il n’y aura aucun licenciement encore moins une baisse de salaire», a poursuivi le ministre.

Sur les risques encourus par la partie gabonaise du fait de la rupture de la convention de concession du service public de l’eau et de l’énergie avec le groupe français Veolia, le membre du gouvernement a balayé d’un revers de la main les allégations portant sur d’éventuelles sanctions devant les instances internationales, estimant que le concessionnaire avait quitté les tables des négociations et que l’Etat gabonais en avait pris acte. «La réquisition juridique d’une concession signée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) est inattaquable», a souligné Patrick Eyogo Edzang, tout en précisant que le gouvernement est dans le juste et qu’il est prêt à une bataille juridique.

Laissez votre commentaire