SEEG : Après le stress hydrique, les coupures d’eau demeurent

Usine de traitement d'eau de Ntoum © GMT

Entre les délestages excessifs, les coupures d’eau et désormais les menaces de grève, plus rien ne va au sein de la seule entreprise en charge de la production, du transport et de l’adduction de l’eau et de l’électricité, qui jouit pourtant d’un monopole depuis deux décennies au Gabon.

En juillet dernier, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) mettait en place un plan d’urgence qui mobilisait toutes les équipes d’intervention pour faire face à des difficultés d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs quartiers de Libreville. «Ces difficultés étaient dues à la baisse saisonnière du niveau de nos rivières en cette période de saison sèche»; avait confié un responsable de ladite entreprise.

Fait étonnant, puisque deux mois après la période de stress hydrique, les populations continuent de se plaindre de l’absence d’eau potable. Bien que les pluies soient de retour la Société d’énergie et d’eau du Gabon peine toujours à honorer ses engagements vis-à-vis de sa clientèle qui pourtant chaque fins de mois règle des factures.

Le stress hydrique n’était-il qu’une raison fallacieuse pour justifier les coupures d’eau? Que l’on soit dans la commune de Libreville, d’Owendo ou d’Akanda le constat est le même : la disponibilité de l’eau est quasi impossible toute la journée. Par exemple, à la Sni, à Plein Ciel, Beau Séjour, à Avéa et à Akébé, plusieurs foyers étaient privé d’eau tout le week-end. Ailleurs, les populations continuent de passer des nuits blanches à attendre que l’eau revienne. Se lever très tôt ou effectuer des kilomètres munis de récipients à remplir quelque soit l’heure et les dangers liés à l’insécurité de plus en plus grandissante est devenu l’exercice quotidien de plusieurs familles.

Déjà insatisfaits, les usagers doivent encore faire face à une menace de grève du Syndicat national des travailleurs du secteur d’eau et d’électricité (Syntee+) qui a d’ailleurs déposé un préavis de grève qui prendra effet le 2 novembre prochain.

Ainsi, pour en savoir sur cette grève générale illimitée annoncée par le Syntee+, Gabon Media Time s’est donc rendu dans les locaux de la SEEG, sis au Centre-ville, le vendredi 20 octobre dernier. Malheureusement, aucun responsable ne s’est donné la peine d’apporter une explication prétextant que le Directeur général serait en réunion. Après une bonne heure d’attente et plusieurs coups de fil sans suite nous avons décidé de nous en aller.

Sachant que «ce mouvement de protestation à durée illimitée débutera le mardi 02 novembre 2017 à 7 heures 30 sur toute l’étendue du territoire», il vaudrait mieux se préparer et faire le plein dans les ménages.

Laissez votre avis