Scellés des agences Bicig : la direction rassure sa clientèle

Claude Ayo Iguendha, DG de Bicig © GMT

Suite au léger incident survenu ce mercredi 17 janvier 2017, ayant causé la fermeture des agences de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig) du Centre-Ville et d’Oloumi par l’huissier de justice, Me Ntchorere Soufiano, accompagné d’agents de force de l’ordre, la direction générale de cette établissement bancaire a tenue à apporter des précisions sur cette affaire et rassurer sa clientèle sur la poursuite de ses activités, faisant ainsi taire les rumeurs d’une possible fermeture de la banque.

En effet, le mercredi 17 janvier 2018, les agents des agences Bicig du Centre-ville et ceux d’Oloumi, ainsi que leurs clients ont été surpris par  l’irruption inexpliquée d’un huissier de justice accompagné d’une escouade de la police afin de procéder à la pose de scellés dans lesdites agences. Cette action est consécutive à une affaire opposant deux clients de la banque, en l’occurrence Pascaline Bongo Ondimba et l’entreprise Mistral Voyage.

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Lors de la conférence de presse qu’il a animé au siège de l’établissement bancaire sis au Centre-ville, le directeur général de Bicig, Claude Ayo Iguendha, a tenue à édifier l’opinion sur les raisons de cette intrusion. Ainsi, il a expliqué que cette démarche entreprise dans la matinée par l’huissier de justice, rentrait dans le cadre «d’une procédure de saisie vente forcé», ce dernier tout en demandant l’arrêt du service, a procédé à l’identification des biens meubles corporels de la banque.

«Il s’agit de l’affaire qui oppose deux de nos clients, dans cette affaire la Bicig a été condamnée au cause de la saisie, mais cette décision n’a pas encore l’autorité de la chose jugé, puisque des voies  de recours ont été exercées et le dossier est sur la table du juge d’instruction»; a t-il expliqué.

Le directeur de l’établissement bancaire a par la suite dénoncé cette procédure qu’il a jugé «entachée d’irrégularités » alors qu’elle  fait l’objet d’une procédure devant le juge de l’urgence. Il a balayé d’un revers de la main l’ensemble des rumeurs ayant circulées dans l’opinion, estimant que cette affaire n’avait rien à voir avec des questions politiques, mais opposait simplement deux clients, dont Pascaline Bongo Ondimba qui dit-il est une cliente comme une autre. 

Par ailleurs, les responsables de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon ont tenu egalement à rassurer sa clientèle, indiquant que ce contentieux ne concernait nullement la banque. «Nous sommes tiers saisi dans cette affaire, et lorsque vous êtes tiers saisi vous ne pouvez payer que lorsque le compte a de l’argent, sans cela nous refusons de payer»; a t-il souligné.  

Il faut noter que l’affaire ayant conduit à cette procedure oppose Pascaline Bongo Ondimba et l’agence Mistral voyage, la première citée ayant été condamnée à payer des dommages et intérêts à l’entreprise.

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