Satram : les employés expriment leur ras-le-bol face aux impayés de salaires

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Voilà maintenant six mois que la société Satram connait une situation particulièrement tendue. Pas de salaires pour les employés encore en poste, encore moins d’indemnités pour ceux qui ont été licenciés en 2016. Désormais, les employés crient leur ras-le-bol, surtout que le directeur général qu’ils voyaient comme la panacée à leur mal, semble se jouer d’eux.

Depuis le mois de juin dernier, Mohamed Ait Ihda a été placé à la tête du groupe Satram-EGCA. Un changement qui a fait du bien aux employés dudit groupe, puisque ces derniers connaissaient d’ores et déjà l’implication de Mohamed Ihda dans l’entreprise. Lui qui avait un si brillant parcours à Satram et qui avait l’approbation du plus grand nombre.

Mais ça c’était avant ! Oui bien avant que celui qui était «l’homme de la situation» ne crée la désillusion auprès de ses collègues. Car, pour ces derniers, rien n’a changé. Les mêmes problèmes persistent, avec d’ailleurs en plus un potentiel soupçon de vice. Le délégué du personnel Nicaise Edzang Onyane ne manquera pas de le dire au cours d’un rassemblement : «l’arrivée de Mohamed Ait Ihda était la bienvenue. Mais nous constatons aujourd’hui avec amertume qu’il n’a rien changé à notre situation. Au contraire, il brille par son absence.»

Une révélation qui étonne plus d’un, puisque le nouveau directeur général de Satram est pourtant présent sur le sol gabonais. Mais en plus d’être absentéiste, Mohamed Ait Ihda semble ne pas être très conciliant. Les employés lui auraient pourtant laissé le temps nécessaire pour prendre à bras-le-corps leur problème de salaire pour les uns, et des indemnités pour les autres. Mais à la première occasion, le directeur général a trahi leur confiance. En effet, ce dernier n’a pas songé concéder à ses employés une avance sur salaire, « alors qu’il a perçu une importante manne financière, issue des contentieux entre Addax et Perenco », a-t-il poursuivi.

«Lésés» et «abusés», les salariés de Satram, ne semblent n’avoir aucune autre issue que celle de la justice. Ceux-là qui ont «accepté de passer des mois supplémentaires sans salaires, pour laisser le temps à la direction générale de mettre en place des mécanismes visant à sortir l’entreprise de cet engrenage», a-t-il conclu.

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