Satram : les employés exigent le retour de Maître Edo

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L’arrestation le 30 mai dernier par les services du B2 de Port-gentil de Me Dubernard Rufin Edo continue de faire couler encre et salive. Dans un récent courrier parvenu à la rédaction de Gabon Media Time (GMT), les employés de la Société d’acconage et de transport maritime (Satram), dénoncent l’interpellation du Syndic de l’entreprise en difficulté, Me Dubernard Rufin Edo et demande sa libération.

Depuis sa mise en redressement en février dernier, l’arrivée de Me Dubernard Ruffin Edo, semble ne pas passer. Tout comme son arrestation il y’a quelques jours pour escroquerie en bande organisée. Une situation que les employés de Satram, qui voient en Me Dubernard Ruffin Edo l’homme de la situation, dénoncent avec la plus grande énergie.

En effet, dans leur communication, les employés de l’entreprise Gabono-Marocaine Satram, énumèrent un certain nombre de faits visant à jeter le discrédit sur l’arrestation «arbitraire» du syndiqué. Ces derniers qui saluent d’abord «l’embellie constatée dans l’administration de la société depuis son arrivée», visent surtout un certain nombre de faits qui coïncideraient avec l’arrestation Me Dubernard Ruffin Edo.

De ce fait, ils énumèrent entre autres, le recouvrement d’importantes sommes d’argent et la publication simultanée d’articles de presse au Gabon et au Maroc, ainsi que «celle d’un procès-verbal de soutien aux autorités gabonaises d’un prétendu conseil d’administration qui s’est tenu à quelques minutes de l’arrestation de Me Dubernard Ruffin Edo».

Fort de ce constat, les employés, qui réclament près de 12 mois d’impayés de salaire à l’entreprise, demandent également le retour immédiat de Me Dubernard Ruffin Edo, «afin de continuer le redressement de la société», et que la lumière soit faite sur cette affaire tout en mettant en garde «certains dirigeants ambitieux et mal intentionnés de Satram qui se sont arrogés le pouvoir de suppléer Me Dubernard Ruffin Edo».

Pour rappel, des actions coup de poing, telles que le sit-in devant le tribunal de Port-Gentil, puis finalement le gouvernorat de l’Ogooué-Maritime, ont été menés par ces derniers afin d’exiger la libération de Me Dubernard Ruffin Edo. Une situation qui a conduit le nouveau ministre du Travail, Arnaud Calixte Engandji Alandji, a effectuer, le 2 juin dernier, une mission pour tenter de dénouer cette crise, mais sans succès.

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