Santullo, Bolloré et Attias mettent Ali Bongo dos au mur

Les déboires financiers de l’Etat gabonais semblent s’amonceler au fil des mois. Dettes non payées, retard de paiement des salaires, plaintes devant les tribunaux… C’est ce dernier aspect qui laisse penser à une possible asphyxie prochaine des caisses de l’Etat, au regard de la multitude de procédures judiciaires lancée en son encontre par des partenaires économiques, et non des moindre d’ailleurs, selon l’hebdomadaire Echos du Nord.

Signant son grand retour dans les kiosques à journaux, l’hebdomadaire dans son N° 456 de ce lundi 21 août, revient sur les plaintes déposées devant les tribunaux français par Vincent Bolloré, Guido Santullo et Richard Attias.

Revenant tout d’abord sur le cas Vincent Bolloré, Echos du Nord nous apprend que le puissant homme d’affaire français a «décidé de saisir la cour d’arbitrage de Paris pour confondre le gouvernement de la junte sur le non-respect de la convention d’exploitation du port d’Owendo signée en 2007, entre son groupe et le gouvernement gabonais».

En effet, la mise à contribution d’un nouvel opérateur pour la construction d’un autre port a créé «un climat concurrentiel sur les coûts portuaires pour toutes les marchandises entrant et sortant par voie maritime du Gabon à partir de Libreville» ceci en total violation semble t-il de la convention signée entre le gouvernement et Bolloré.

L’autre affaire qui semble causer des insomnies au gouvernement, est celle qui l’oppose à l’homme d’affaire franco-italien, Guido Santullo, qui d’ailleurs a obtenu dernièrement la saisie de certains biens de l’Etat en France. Dernièrement, il a menacé de saisir les recettes pétrolières du pays transitant par l’Hexagone.

Par ailleurs, le cas le plus étonnant est celui de «l’ami» Richard Attias. «Le fondateur du fumeux et éphémère New York Forum Africa réclame à BOA un reliquat de 400 millions de Fcfa. Solde des faramineuses factures de plusieurs milliards de Fcfa que ce consultant adressait au Trésor public gabonais, avant et après chaque édition. Richard Attias a sans doute également perdu les numéros de BOA. Au point de rendre public un litige qui aurait pu trouver une solution entre amis», ironise Echos du Nord.

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