Sanctions contre les enseignants: Le SENA va trainer le gouvernement en justice

Réuni en assemblée générale, ce lundi 27 février 2017, à son siège sis à la Peyrie dans le 3ème arrondissement de Libreville, le Syndicat national de l’éducation (SENA), a décidé d’assigner le gouvernement devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation de la décision portant suspension de soldes à 807 enseignants et radiation de 19 autres.

Considérant que les sanctions prises par le gouvernement à l’encontre de leurs collègues, notamment les suspensions de soldes et les radiations, sont injustes, Fridolin Mvé Messa, secrétaire général du SENA a annoncé la saisine prochaine des juridictions compétentes. «Nous avons saisi notre avocat qui va saisir à son tour le Conseil d’État, après avoir obtenu la liste des enseignants touchés la mesure gouvernementale de suspendre les salaires de 807 enseignants et des 19 autres proposés à la radiation» a-t-il martelé.

Conscient de ce que les textes en vigueur en matière de liberté syndicale a été violée, le Secrétaire général du SENA a fustigé «Des sanctions très violentes en violation de la constitution de la République gabonaise, du statut général des fonctionnaires, du code de déontologie de la fonction publique, du décret 254 du 1er mars 1994 sur les modalités de la privation de la rémunération des agents de l’État, des Conventions numéro 87,98, 105,11 et 151 de l’organisation internationale du travail pourtant ratifiées par le Gabon État membre» et reste confiant sur l’issue de la procédure «Nous allons gagner parce que le Conseil d’État va lire le droit» a-t-il précisé.

Les sanctions énoncées par le gouvernement ne semblent avoir pour effet que le durcissement des enseignants grévistes. Ils entendent poursuivre, la grève «car c’est plus que jamais le moment de défendre notre honneur, notre dignité, notre école et notre profession.» a-t-il conclu.

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