Saisie des comptes d’Orabank/Me Oberdono : «Je dors ici, je ne sors pas si je n’ai pas l’argent»

Le coffre-fort d’Orabank a été éventré au chalumeau, le vendredi 5 mai dernier. N’eut été l’intervention du responsable local de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), Me Eliane Oberdono Ontala Lewori, aurait emporté les fonds détenus par cet établissement nous rapporte l’avocat de l’établissement bancaire.



Il est 21 heures vendredi 5 mai dernier, quand l’huissier de justice mandaté par la Sogad BTP,  Me Eliane Oberdono Ontala Lewori, tente de faire exécuter la décision de la chambre commerciale du tribunal judiciaire de première instance de Libreville. Décision dont l’appel a été interjetée par Me Lubin Ntoutoume, avocat au barreau du Gabon, devant la Cour d’appel de Libreville, mais qui n’a pas été enrôlé depuis janvier 2017,bientôt quatre mois.

Ce soir, n’eut été l’intervention du responsable local de la Commission bancaire d’Afrique de centrale (Cobac), qui a expressément signifié à Me Eliane Oberdono, le caractère irrégulier de la procédure entamée contre Orabank, cette dernière aurait saisi, les fonds à sa disposition. «La loi n’autorise pas des saisies vente avec enlèvement des fonds dans une banque ce n’est pas légale.», lui aurait-il confié.

«Elle (Ndlr: la société Sogad) communique beaucoup pour faire croire qu’elle a raison.», a confié l’avocat d’Orabank, Me Lubin Ntoutoume, contacté par Gabon Media Time. Il a par ailleurs déploré que cette procédure conduise à des extrémités.  

En outre, plusieurs salariés nous ont précisé que l’huissier a affirmé : «Je dors ici, je ne sors pas si je n’ai pas l’argent», «Du jamais vu», regrette Me Lubin Ntoutoume. L’huissier de justice ne serait ressortie des locaux d’Orabank «qu’après  que le procureur de la République, le procureur général près la Cour d’appel et moi-même avions discuté avec elle», poursuit le conseil.


Pourtant, la présidente de la Chambre nationale des huissiers de justice du Gabon (CNHJG), avait dénoncé les saisies initiées par Me Ntchorere, ancien huissier de justice de la Sogad BTP. «Elle serait venue donner mainlevée pour s’autoriser la pratique d’autres saisies.», constate l’avocat, qui en fin procédurier précise : «Elle n’est pas obligée de faire dans la brutalité. Je lui ai dit : demandez qu’on exécute, si on ne le fait pas, faites un procès verbal de rébellion. Puis, rendez compte. vous êtes pas obligé de venir assiéger la banque avec des chalumeaux», a-t-il conclu.

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