Saisie des biens de Jean Ping : la Coalition met en garde «le pouvoir en place»

© Jean Ping en images

Faisant suite à la descente brusque d’un huissier de justice accompagné «d’une dizaine d’agents des forces de l’ordre encagoulés et armés jusqu’aux dents» au domicile de Jean Ping, le vendredi 13 octobre dernier, la Coalition pour la nouvelle République a réagi à ce qu’elle qualifie d’énième «acte d’intimidation de la part du pouvoir en place». Une position affirmée au cours d’un rassemblement organisé le week-end écoulé.

Ce rassemblement qui se voulait être une marque de soutien à Jean Ping, a été rehaussé par la présence de plusieurs personnalités politiques membre de la Coalition, notamment Zacharie Myboto de l’Union nationale; de Benoît Mouity Nzamba du Parti gabonais du progrès, de Jean François Ntoutoume Emane, de Jean-Eugène Kakou Mayaza, de Francis Aubame du parti Souverainistes écologistes. Dans la série d’allocutions qui a ponctué cette rencontre, il était question de condamner les intimidations et les menaces dont fait l’objet celui qui continue de revendiquer sa victoire lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016 face à Ali Bongo.

A cette effet, Francis Aubame qui s’exprimait au nom des formations politiques membre de la CNR a réaffirmé la détermination de chacun à oeuvrer pour le changement et l’alternance dans le pays. Revenant sur la descente opérée par les forces de l’ordre, il a noté que cet acte n’est pas le dernier «car en réalité nous avons vu hier un des soubresauts de la fin de ce régime à laquelle vous travaillez depuis plus d’un an»; a t-il souligné.

Prenant la parole par la voix de Chantal Makosso, la Coalition pour la nouvelle République, n’a pas manqué d’exprimer sa colère face à ces «dérives autoritaires». Visiblement exaspérée par les agissements des tenants du pouvoir, la Coalition a martelé qu’il «est temps que notre réaction déjà si remarquable depuis un an, nous amène au sursaut ultime. Au sursaut fina.

«La situation qui s’aggrave de jour en jour nous interpelle tous en tant que citoyens. Elle interpelle au plus haut point les partis politiques et les associations qui composent la Coalition. (…) nous avons des frères et sœurs dans toutes les administrations qui nous malmènent depuis des mois. Ceux qui violent nos lois sont des Gabonais. Ceux qui violent nos domiciles sont des Gabonais. Ceux qui ignorent notre vote sont des Gabonais. Ceux qui, encagoulés, sont venus agresser le président Jean Ping sont des Gabonais. Ceux qui répriment notre revendication, notre mobilisation pour la reconnaissance de la vérité des urnes sont des Gabonais comme nous»; a t-elle lancé.

Par ailleurs, la Coalition a indiqué que «la meilleure réponse à l’agression» subit par Jean Ping était la mobilisation de tous les gabonais.  «Tous nos compatriotes (…) doivent plus que jamais comprendre que la réponse à de tels actes passés, présents et à venir, c’est d’obtenir sans délai le départ d’Ali Bongo»; a t-elle conclu.

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire