Romanticka, un rappeur qui veut «Chasser le nguembé»

Romanticka a.k.a BIG ROW,  est un rappeur gabonais natif de l’Ogooué-maritime. A travers son style musical c’est inexorablement la symbiose entre la culture urbaine, prédominante dans le rythme et le flow et la culture intrinsèque du Gabon profond. En prélude à la sortie de son album, il nous fait donc découvrir brièvement son univers artistique qui revêt une particularité que de nombreux aficionados du rap made in Gabon apprécieront sans nul doute.

En effet, ce jeune Port-Gentillais  commence sa carrière officielle dans la capital économique du Gabon sous le label Mistral Classic en 2006. En  2007 il sort un maxi single qui lui  vaudra une nomination au Balafon music award, avec en prime un grand succès provincial. Après l’obtention de son baccalauréat, il se rend à Libreville, la capitale pour poursuivre ses études, mais parallèlement il s’investira toujours dans sa passion qu’est  la musique.

En 2013, pour se faire une place dans l’univers concurrentielle Librevillois, il sort une série de singles notamment les titres : Appels moi le Gabon, Marungu et le titre Olé en collaboration avec l’artiste nigérian Wizkid, ceux-ci connaissent des succès retentissant et l’octroie une certaine notoriété dans la capitale. Sous le Label Insight Gabon, en 2016, il enregistre deux titres​ qui indubitablement scelleront sa percée dans le monde musicale national, les singles «Chasser le nguembé» et «Le boy a changé», deviennent des véritables hymne à l’optimisme pour le premier, mais aussi au romantisme version gabonais pour le second.

Ainsi, pour matérialiser ce succès, il sortira  sous peu son premier album intitulé « Nguduami » (ma force en Guisir, une langue du sud du Gabon, NDLR), cette oeuvre sera composée​ de 15 titres et 2 bonus, «cet album présentera au monde la particularité de mon style basé sur la culture gabonaise» souligne t-il.

Par ailleurs, la spécificité de Romanticka réside dans sa capacité à mixer la puissance rythmique du rap et des éléments de la culture gabonaise, notamment avec l’usage de sa langue vernaculaire,  «j’ai appelé ce style le Trady Gangsta Flow, traduit pour traditionnel gangsta rap, c’est un style qui est attaché à ma culture et ouvert au monde» nous dit-il. «Mon style traduit ce que je suis, un vrai rappeur gabonais qui base sa force sur sa culture»  poursuit-il.

Pour conclure notre rencontre avec cette artiste talentueux, Romanticka a exhorté le public gabonais à se procurer son album qui «est composé de 95%  de culture gabonaise» et «à consommer gabonais afin de motiver les artistes gabonais pour qu’ils soient toujours vrai face à leur histoire».

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