Robert services : une centaine de salariés réclament 9 mois d’arriérés de salaire

Après la dissolution en novembre 2016 de trois des entreprises que comptait le groupe Robert holding, une centaine d’employés sans salaire, depuis bientôt 9 mois, est monté au créneau pour reclamer son dû; comme cela devient coutume dans plusieurs entreprises au Gabon.

Ce sont des locaux barricadés, des pneus en flamme, des salariés en colère, qui traduisent le climat délétère qui règne présentement à Robert Service, à Port-Gentil, à la suite à la requête en justice de son directeur général pour solliciter la dissolutions de trois des entreprises que comptait le groupe Robert Holding. Les employés de ladite structure se sont, une fois de plus, regroupés devant leur siège pour réclamer 9 mois de salaire ainsi que leurs certificats de travail.

Cependant, Robert Chami, patron de Robert services, maintiendrait volontairement la centaine de salariés dans un état d’incertitude quant à leur avenir dans la société, en plus de choisir volontairement de ne pas les payer. «Depuis quelque temps, Robert Chami et son épouse Anne gèrent la société comme une épicerie, toutes les opérations sont faites en liquide pour éviter toutes traces et faire croire à ceux qui ont un regard sur les comptes de l’entreprise que celle-ci éprouve d’énormes difficultés»; dénonce un salarié.   

Toutefois, le licenciement économique de ces employés devrait être suivi de mesures d’accompagnement. Pourtant, rien n’est fait dans ce sens. L’entreprise se trouve dans l’incapacité de payer aux employés leurs droits prétextant des difficultés économiques. Cette raison est balayée du revers de la main par les salariés : «Robert devait plus de 100 millions à la SEEG  qui a fini par suspendre la fourniture en électricité. Nous avons été surpris de voir sortir plusieurs millions  en liquide de chez lui pour faire un acompte et permettre que l’électricité soit rétablie. Il a des entrées et ne veut rien faire pour régler les agents qui attendent leur solde tout compte depuis bientôt un an.»  

Vivement que le gouvernement s’implique dans ce dossier qui concerne plus d’une centaine de salariés.

Laissez votre commentaire