Robert Bourgi/Alain Claude Bilie-By-Nze : je t’aime, moi non plus!

C’est par média interposé que les deux hommes se livrent à des échanges houleux et parfois à la limite du discourtois. En effet, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire L’Aube dans son numéro 180 de ce lundi 10 juillet, l’avocat franco-libanais, Robert Bourgi apporte une réponse cinglante au Porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze.

Répondant au propos du ministre de la Communication, qui dans le quotidien l’Union avait déclaré que l’avocat était ruiné, ce dernier ne manque pas de remonter les bretelles à celui qu’il qualifie de «comique national». «Vous savez les déclarations de Bilie-By-Nze m’ont toujours amusé. je vous ai dit je crois une fois que ce personnage il faudrait puisse être le comique national même en cas de changement de président. C’est un comique» moque t-il.

«Il me traite de pseudo avocat, mais la seule chose que je puisse dire c’est que lui n’est pas un pseudo taulard, c’est un véritable taulard, il a un numéro d’écrou. Rappelez vous sa photo avant qu’il ne soit incarcéré. Ce personnage m’amuse , je me demande où il a pu voir dans l’émission complément d’enquête le mot je suis ruiné. Je n’ai pas dit cela. J’ai dit à la face du monde que le président Ali Bongo Ondimba avait supprimé des honoraires qu’il me versait» précise t-il.

Par ailleurs, Robert Bourgi d’indiquer qu’une «surprise attend très prochainement Monsieur Bilie-By-Nze». Ainsi, en parlant de cette supposée surprise, l’hebdomadaire a rendu publique une correspondance qui serait attribuée à Alain Claude Bilie-By-Nze et adressée à l’avocat.

Dans cette lettre, le porte-parole du gouvernement évoque semble t-il l’influence qu’aurait l’ancien directeur de cabinet, Maixent Accrombessi auprès d’Ali Bongo. Il fait mention d’éléments de preuve sur le dossier Marck et Sericom. «Le béninois (Maixent Accrombessi, NDLR) pourrait être largement compromis et surtout, il deviendrait difficile de le maintenir à son poste de directeur de cabinet» indique t-il.

On y apprend que «dans l’affaire Sericom, il a fait approuver de nombreux contrats de gré à gré pour M.Santullo, et par la suite, il a changé les termes de son commissionnement, qui a créé le litige entre l’Etat et Sericom». «Nous sommes plusieurs au sein de l’entourage du patron (Ali Bongo, NDLR) à ne plus vouloir de lui, mais vous savez comme moi les liens très fort qui les unissent, et c’est pourquoi nous avons besoin d’un coup de main pour qu’il trébuche définitivement» se serait confié Alain Claude Bilie-By-Nze.

Des échanges quelques peu curieux, qui dans les jours à venir pourraient une fois de plus alimenter les médias, Alain Claude Bilie-By-Nze, dans la correspondance, ayant déjà averti qu’il niera en être l’auteur de la lettre si jamais celle-ci était révélée.

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