Richard Moulomba: «le Franc CFA est un instrument de chantage et de domination»

Richard Moulomba Mombo, président de l'ARENA © D.R

Invité le 5 mars dernier à réagir sur le sujet le plus clivant de ces derniers mois voire de ces dernières années à savoir le Franc Cfa, Richard Moulomba Mombo a fait quelques déclarations chocs chez nos confrères de Gabon-Infos. Ainsi, pour le président de l’Alliance pour la Renaissance nationale (ARENA), le Fcfa est tout simplement « un instrument de chantage, de domination et de duperie politique ».



Voilà qui devrait mettre un peu plus de feu aux poudres dans ce débat qui ne manque déjà pas d’intensité. Invité à réagir sur le délicat sujet du Franc Cfa, le statisticien et homme politique gabonais Richard Moulomba Mombo, a donné son avis sur la question. Pour ce dernier « le Fcfa infantilise l’Afrique, et en particulier ses chefs d’Etat».

En effet, pour le Président de l’Alliance pour la Renaissance nationale (ARENA), le véritable problème du Fcfa « se situe dans les fondations, le but et les motivations ayant soutenu sa création d’une part, et dans le statut juridique de cette monnaie, d’autre part ». Le problème lié à son lieu d’impression est donc « véritablement un problème mineur ».

Comme il l’a rappelé, malgré le fait que les « dénominations ont largement évolué entre 1945 et 1960, les objectifs sont restés les mêmes et immuables depuis 1939 », soit depuis 80 ans. Cette politique d’infantilisation de l’Afrique et de ces chefs d’Etat pousse donc ces derniers à mener « une politique de révérence vis-à-vis de la France dont les populations africaines en deviennent quasiment des mendiants ».

Preuve de cet état de fait, pour les 14 pays d’Afrique utilisant le Fcfa, « les banques commerciales sont obligées de limiter les prêts aux entreprises à 23% du PIB maximum. Alors que ce taux atteint plus de 300% dans des pays anglo-saxon comme le Nigéria ou le Ghana » comme l’a souligné Richard Moulomba Mombo. Toute chose poussant l’homme politique, à qualifier cette monnaie « d’instrument de chantage, de domination et de duperie politique ».

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