Richard Moulomba à Issoze Ngondet: « dites-nous où est Ali Bongo Ondimba? »

Richard Moulomba et Emmanuel Issoze Ngondet © D.R/GMT

Dans une déclaration qu’il a faite le mercredi 31 octobre dernier, le président  de l’Alliance pour la renaissance nationale (ARENA) a invité le chef du gouvernement Emmanuel Issoze Ngondet à dire la vérité au peuple gabonais sur l’état de santé véritable du président de la République Ali Bongo Ondimba. Proposant une transition dirigée par un acteur impartial en cas de vacance de pouvoir présidentiel.

Émettant de forts doutes sur la bonne santé du président de la République, le leader de l’ARENA a interpellé le chef du gouvernement sur la nécessité pour lui de se prononcer sur cette situation qui préoccupe l’opinion et qui pourrait avoir une incidence sur le fonctionnement des institutions, à l’heure où la 13è législature doit rentrer en fonction et entrainer la formation d’un nouveau gouvernement.

« Monsieur le Premier ministre, en tant que chef du gouvernement, dites-nous où est le président de la République Ali Bongo Ondimba ? Est-il vivant ou décédé ? S’il est bien vivant, dans quel état physique est-il ? Dans quel état mental est-il ? », a-t-il questionné.

Cette série de questions dont les réponses sont vivement attendues par les populations gabonaises visiblement peu convaincues par les assurances de la présidence de la République selon lesquelles le président n’est atteint que d’une « fatigue sévère » et rentrera au Gabon après quelques jours de repos pris sur conseils des médecins saoudiens du King Faiçal Hospital.

Poursuivant son propos Richard Moulomba a estimé, dans le cas figure où le président ne serait pas en mesure d’assurer ses fonctions dans les tout prochains jours, une transition doit être assurée par une personnalité n’ayant aucune affinité ni avec l’opposition ni avec la majorité. « Nous prônons le rejet d’une transition ordinaire, assurée dans les délais constitutionnels actuels par le président du Sénat (Lucie Milebou-Aubusson, NDLR) », a-t-il martelé.

Estimant que cette période sensible ne peut être gérée par la présidente du Sénat  pour éviter de retomber dans la contestation d’une élection présidentielle contestée comme par le passé.

La sortie médiatique de Richard Moulomba n’est pas de nature à calmer les rumeurs qui vont bon train sur la dégradation de l’état de santé du président Ali Bongo Ondimba. L’idée d’une transition qu’il a évoquée sans l’implication des institutions favorables au PDG, jusqu’ici objet de discussion au sein des bureaux exécutifs des partis politiques de l’opposition, est publiquement émise pour la première fois par le président de l’ARENA.

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