Révision de liste électorale : Nicolas Nguema met à nu le clientélisme

Alors que la date des élections législatives n’est pas encore connu et que se déroule actuellement l’operation de revision de la liste électorale, de nombreuse voix commence à s’élever pour dénoncer les dysfonctionnement observé et les dérives qui entoure celle-ci.  C’est le cas du membre fondateur du parti Pour le changement (PLC), et candidat à la députation au premier arrondissement de Libreville, Nicolas Nguema, qui dans une récente déclaration a dénoncé le clientélisme qui selon lui bat actuellement son plein.

Insuffisances de kits d’enrôlement, amateurisme du personnel enroleur et maintenant marchandage de voix, en effet la liste des griefs contre le processus d’enrôlement tend à se rallonger au fur et à mesure de son déroulement. Et Nicolas Nguema n’est pas le premier à dénoncer ces atteintes à la démocratie gabonaise.

Le jeune leader n’a pas manqué de fustiger une fois de plus s’inscrit les pratiques vils, orchestré actuellement par certains hommes politiques qui ont pour objectif de faire de leur concitoyens du «bétail électoral». «A cause de sommes allant de 5 000 à 10 000 Fcfa certains Candidats et Partis achètent la dignité de certains citoyens gabonais», a-t-il déclaré.

Loin de défendre un camp ou un autre, il a relevé que ces pratiques ne sont malheureusement pas l’apanage d’un camp. «Au regard des faits, tout porte à croire que l’enrôlement des électeurs est devenue une activité lucrative au Gabon et très prisée par le camp d’en face mais également certains candidats ou partis dit de l’opposition font de même. Comment comprendre qu’on veuille le changement si nos méthodes d enrôlement des électeurs sont identiques à celles du camp d en face?», s’est-il questionné.

Par ailleurs il a lancé un appel à ses concitoyens, leur rappelant que l’enrôlement est un devoir civique et non un moyen d’enrichissement. Plus particulièrement dans ces moments de dure souffrances causées, selon lui, par un système qui depuis 50 ans s’évertue à «tuer la jeunesse Gabonaise».

Paranoïa instinctive où aveux d’échec, le clientélisme politique et la corruption ne sont en effet pas une chimère dans notre pays. Ils constituent deux phénomènes sociaux et politiques très répandus dans les démocraties actuelles, notamment en Afrique subsaharienne où la solution à ces problèmes persistants semble très difficile.

Leur existence, qui visent à satisfaire l’intérêt particulier aux dépens de l’intérêt collectif, sape les principes théoriques de la démocratie et détruit graduellement les valeurs et les comportements démocratiques, ce qui entraîne la désaffection d’une bonne partie de la population.

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