Révision constitutionnelle : Mayila favorable à la tenue d’un référendum

Louis Gaston Mayila, le 27 octobre 2017 © GMT

Lors de la Conférence de presse qu’il a animé le vendredi 27 octobre dernier à son domicile sis à Montagne sainte, le président de  l’Union pour la nouvelle République, Louis Gaston Mayila, s’est longuement appesanti sur les sujets d’actualités. Il est entre autre revenu sur la question du projet de  révision constitutionnelle adoptée par le gouvernement le 28 septembre 2017. A ce propos, tout en s’opposant à une telle réforme jugée antidémocratique dans son contenu, il a proposé l’organisation d’un référendum qui pour lui, serait plus légitime.

D’entrée de jeu, il a fustigé l’attitude des collaborateurs d’Ali Bongo qui selon lui, sont à la manoeuvre concernant l’élaboration de ce texte de révision constitutionnelle dont la teneur suscite une véritable levée de bouclier au sein de l’opinion et plus particulièrement au sein de l’opposition.  

L’ancien président du Conseil économique et social et plusieurs fois ministre sous Omar Bongo Ondimba, a pris pour exemple l’article 8 nouveau de la constitution qui selon lui, consacrera la fin du principe de séparation des pouvoirs. «Nous cessons d’avoir le bicéphalisme qu’il y avait dans l’exécutif entre le chef de l’Etat d’une part et le Premier ministre d’autre part, nous cessons d’avoir une assemblée qui est là pour contrôler l’exécutif. Maintenant il ne contrôle plus que le Premier ministre, et comme ce dernier ne mène plus une politique consenti par le président alors il ne contrôle plus rien»; a t-il fait remarquer.

Abordant la mise en place d’une Cour de justice de la République qui aura pour mission de juger le les membres du gouvernement ou les présidents des institutions et de la Haute cour de Justice pour juger le président de la République seul, l’avocat s’est littéralement esclaffé, relevant «l’absurdité et la mauvaise foi de telles disposition. «Ce qui est dit sur la Cour de justice, c’est pas possible on ne peut pas soi même prendre tous les pouvoirs et dire qu’on n’est pas justiciable, alors que c’est vous même qui nommez les magistrats»; a t-il relevé.  

«Quand on analyse ce projet de révision nous sortons d’un régime semi-présidentielle et nous arrivons dans une espèce de monarchisation qui ne dit pas son nom»; a t-il martelé.

Craignant que cette révision ne passe comme une lettre à la poste au vue de la composition monocolore du parlement, il suggéré à contrario de la voie parlementaire, la tenue d’un référendum qui donnera le droit à chaque citoyen de s’exprimer sur cette question capitale pour l’avenir du pays. «Que la révision ne se fasse pas au niveau de cette chambre d’enregistrement qu’est devenu le parlement mais plutôt sur le plan référendaire et il faudrait que ce plan référendaire puisse être accepté…Je crois qu’un référendum peut nous emmener à mieux cerner les choses»; a t-il indiqué.

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