Rêve mortel de Benicien Bouschedy à l’épreuve de la critique

écrivain-poète Benicien Bouschedy © GMT

«Le romancier révèle un monde, le poète en crée un», cette citation de Gilbert Cesbron cadre bien avec l’esprit de la nouvelle oeuvre de l’écrivain-poète Benicien Bouschedy, dont la présentation s’est déroulée le mercredi 16 mai dernier à l’amphithéâtre de Licence 3 du département de Littérature africaine de l’Université Omar Bongo. La critique de l’oeuvre a été assurée pour l’occasion par l’enseignant-chercheur Frank Wolfgang Moundziegou Mombo, qui a disséqué de manière subtile ce qui se veut être un décryptage des méandres de la conscience sociale de la jeunesse africaine.

C’est dans une salle archi-comble et en présence de plusieurs enseignants, notamment le Pr Charles Edgar Mombo, Maître Mvé Manfoumbi, le Pr Sima Eyi, Maître Bob Lyamangoye, Maître Bigman Ambourhouet, Madame Mbogat, tous enseignants des lettres et de quelques écrivains membres de l’Union des écrivains gabonais (UDEG), que l’enseignant a dressé la fiche signalétique de cette oeuvre puissante qui peint de manière crue et sans gants «une Afrique dévêtue de toutes les satisfactions éhontées des Républiques-dictatures-démoniaques enfouies dans l’utérus d’un continent où se distribue la mort».

Pour Franck Wolfgang Moundziegou Mombo Rêve Mortel dépeint le vices mégalomaniaques d’une société africaine en pleine déchéance. «L’auteur y peint chaque pays comme une fresque qui renvoie le continent à ses propres turpitudes, à sa démence, à ses carences démocratiques et sociales, anthropologiques et juridiques, comme le témoigne l’actualité quotidienne», a-t-il déclaré.

«Rêve Mortel apparaît aujourd’hui comme un des textes accomplis de la poésie et même de la littérature gabonaise. Des thématiques poétiquement développées jusqu’à son esthétique, ce texte répond à toutes les préoccupations critiques des grandes auteurs. Et le poète Benicien Bouschedy a su rendre compte des attentes qui sont les nôtres. Car, il faut le dire, le poète se place cor ceux qui pensent que l’histoire africaine doit être réécrite à partir de son présent et de ses maux. Toute chose qui, à mon sens, semble préoccupant au vue de l’actualité du Continent Africain», a-t-il poursuivi.

Une oeuvre accueillie favorablement d’ailleurs par le participant à cet événement culturel, notamment par le spécialiste de la littérature gabonaise Bigman Ambourhouet, pour qui «Rêve Mortel mérite une critique objective». «Ce texte doit être lu par tous les citoyens gabonais et même du monde. J’ignore d’où ce jeune homme puise son inspiration mais il rassure l’avenir poétique de la littérature gabonaise. Il mérite d’être soutenu et encourager, de mon point de vue. Vous doutez? Acheter ses oeuvres, lisez et venez m’en dire», a-t-il conclu.  

Laissez votre commentaire