Retour sur la perturbation de la messe de requiem de Léon Mba par «les résistants»

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La commémoration marquant le cinquantenaire de la disparition du premier président du Gabon s’est déroulé il y a un peu plus d’une semaine. Pour marquer cette événement, une messe de requiem a été organisée par l’Ambassade du Gabon à l’église Saint-Pierre de Chaillot dans le 16e arrondissement de Paris, le lundi 27 novembre 2017, sauf que la cérémonie a reçu la visite inopiné de la diaspora gabonaise causant ainsi, quelques échauffourées.

En effet, alors qu’il avait déjà attiré l’attention du curé de l’église François d’Antin, et la conférence des Évêques, à reconsidérer la célébration de cette messe et face au refus de ces derniers, les résistants avaient pris la décision d’y assister afin de porter leur message de contestation contre le pouvoir.

C’est donc pour obéir à cette démarche et après que  le prêtre ait fait appel au premier lecteur du verset 1 Corinthiens 15 choisit pour l’occasion, qu’un  membre de la résistance gabonaise  s’est levé pour l’effectuer. Après avoir commencé la lecture du verset, il a rappelé, à l’assistance médusée, «les morts enregistré le 31 août 2016 lors de l’attaque du QG de Jean Ping par les forces de sécurité et de défenses».

«Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés et cela au même instant, en un clin d’oeil, quand à la fin la trompette retentira. Car elle retentit, et les morts ressusciteront impérissables, et nous, nous serons transformés. »(…) « En effet mes frères, cette lecture que je vous donne ici concerne aussi les morts que nous avons eu la nuit du 31 août au 1er septembre lorsque le QG du Président Jean Ping avait été bombardé, comme vous le savez tous mes frères, Ali bongo est un dictateur»; a t-il martelé. 

Une intervention qui aurait conduit la sécurité à intervenir en expulsant «les résistants» hors du lieu de culte, causant une véritable bousculade. Dans la foulée l’actuel consul général Jean-Louis Kombila, se serait emparé d’une chaise qu’il aurait frappé au «résistant» qui avait fait la lecture du verset. Une bagarre générale aurait également éclaté entre une demi-douzaine d’agents de la sécurité privée engagée par l’ambassade et deux «résistant» dont un en béquilles.

«Alors qu’ils tentaient de les empêcher d’accéder à l’église, ils ont fini par donner des coups aux résistants qui se sont mis à crier « ali bongo assassin ! Tuez-nous ! ». C’est dans cette confusion qu’est arrivé Michel Epaly dit « Mannix », l’un des 2 gendarmes affectés à l’ambassade du Gabon, qui au moment de choisir entre son arme et une bombe lacrymogène dans son sac, a finalement opté pour la bombe lacrymogène qu’il s’est empressé d’utiliser sur les visages des résistants»; rapporte un témoin sur les lieux.

Après ces échauffourées qui ont contraint la police française à intervenir, une plainte contre Jean Louis Kombila pour coups et blessures et contre le gendarme gabonais a été deposée. Il faut noter également que la manifestation s’était par la suite déportée du côté de l’ambassade.

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