Résolution UE: Le parlement appelle  au respect de l’Etat de droit au Gabon

La session plénière du parlement de l’Union européenne qui s’est ouverte depuis hier, s’est poursuivie ce jeudi 2 février. Au menu des échanges, le projet de résolution sur la situation sociopolitique au Gabon. C’est donc à une très large majorité que les députés européens ont adopté une résolution dans laquelle, ils appellent au respect de l’Etat de droit, celle-ci sera désormais soumis à l’examen du Conseil européen pour validation.



Cette résolution qui devait statuer sur les crises de l’état de droit en République démocratique du Congo et au Gabon a trouvé son épilogue ce jeudi en fin de matinée. Jugeant «Les résultats de l’élection présidentielle de 2016 au Gabon non transparents et hautement douteux », les eurodéputés ont condamnés fermement les violences perpétrées lors de la crise post-électorale au Gabon et ont réclamé des enquêtes exhaustives, approfondies et transparentes sur les allégations de violations graves des droits de l’Homme.

Par ailleurs, dans le texte adopté, les députés européen se questionnent sur « la légitimité du Président Bongo », se disant profondément préoccupés par les violences qui ont suivi la proclamation des résultats de la présidentielle du 27 août dernier.

La résolution condamne l’intimidation et les menaces qui pèsent contre les membres de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, dirigée par la députée Mariya Gabriel (PPE, BG), et exhorte le gouvernement gabonais à « mener une réforme approfondie et rapide du processus électoral pour l’améliorer et le rendre pleinement transparent et crédible ». En outre, ils ont exhorté Ali Bongo à  « garantir les droits de l’homme et les libertés fondamentales et gouverner « dans le strict respect de la primauté du droit », dans la résolution approuvée à mains levées.

Toutefois, il faut noter que cette résolution n’ayant pas  de caractère contraignant, il reviendra désormais au Conseil européen qui est le sommet des chefs d’État et de gouvernement des vingt-huit États membres de l’Union européenne de la valider.

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