Réquisition de la SEEG: Démocratie nouvelle soutient le gouvernement

René Ndemezo’o Obiang, Premier Secrétaire de Démocratie nouvelle © GMT

Le 26 février dernier,  le parti Démocratie nouvelle (DN) se réclamant de l’opposition, dirigé par René Ndémézo’o Obiang, s’est exprimé, à la faveur d’une conférence de presse, sur le divorce entre l’Etat gabonais et le groupe français Veolia. Cette formation politique de l’opposition modérée, a apporté son soutien au gouvernement.

Le 16 février dernier, le gouvernement gabonais rompait le contrat de concession avec le groupe français Veolia, une décision approuvée par la majorité  des gabonais. Après la sortie médiatique du Partie démocratique gabonais (PDG) qui saluait la décision de l’Etat, samedi dernier, Démocratie Nouvelle (DN), s’est également exprimé sur la question à la faveur d’une conférence de presse animée à son siège, sis à l’Ecole normale supérieure.

Au cours de cet échange avec la presse locale, DN a tenu à apporter son soutien au gouvernement. «Nous nous montrons solidaires de la décision du gouvernement et nous félicitons Patrick Eyogho Edzang, ministre de l’Eau et de l’Energie et militant de Démocratie nouvelle, pour son courage et sa maîtrise du dossier», a précisé Jonathan Ndoutoume Ngome, porte parole de  DN, qui n’a pas manqué d’ajouter que : «La décision de rompre la convention de concession avec Veolia qui s’ajoute à la mesure d’interdiction d’exportation des grumes qui avait été prise en son temps, sont les signes manifestes de la quête de l’indépendance économique du Gabon».

Pour  le porte parole, «Démocratie nouvelle  qui prône une politique sociale au profit des populations s’offusque d’apprendre que la Société d’eau et d’énergie du Gabon, n’a pas mené sa politique dans ce sens».

Pour mémoire l’Etat gabonais a mis fin à la convention de concession qui le liait à la SEEG-Veolia » pour « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers », pouvait-on lire dans  un communiqué de presse du ministère gabonais des Eaux et de l’Energie. L’entreprise Véolia  qui se dit victime d’une expropriation brutale de la part de l’Etat gabonaise examine les conséquences juridiques de cette situation et attend du Gabon «qu’il se conforme aux règles de droit et à ses engagements», avait  réagi le groupe Veolia dans un communiqué rendu public le jour de réquisition.

Selon ce même communiqué, «des hommes en armes ont réquisitionné la SEEG. Le groupe « proteste vigoureusement contre cette action brutale menée en dehors de toute règle de droit». Établie dans le pays depuis plus 20 ans, Veolia est l’un des plus grands employeurs et investisseurs étrangers au Gabon (366 milliards FCFA, environ 558 millions d’euros depuis 1997) », ajoute le texte.

Soulignons que la filiale de Véolia, présente depuis 1997 au Gabon dans le cadre d’un partenariat public-privé, évoluait sur le marché dans un monopole sur la production, le transport et distribution de l’eau et l’électricité dans le pays.

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