Réquisition de la SEEG: Veolia s’attache les services du cabinet américain Mayer Brown

Malgré les intentions de dégel prônées par le gouvernement gabonais et les autorités françaises, le conflit entre l’Etat et la multinationale Veolia est loin d’avoir trouvé son épilogue. Après une guerre de communiqués très âpre ces dernières semaines, l’affaire est sur le point de prendre un tournant judiciaire, l’entreprise ayant déjà confié sa défense au cabinet américain Mayer Brown très réputé dans le milieu des affaires.

Cette information révélée par La Lettre du continent annonce une bataille judiciaire sans précédent après la réquisition manu militari par le gouvernement de la Société d’energie et d’eau du Gabon, désormais ancienne filiale du groupe français Veolia. Depuis lors, les deux parties s’étaient accusées mutuellement. Le gouvernement arguant la dégradation du service public aux usagers et des cas de la pollution sur les sites de la SEEG,  tandis que la multinationale accusait le Gabon de mauvaise foi.

Par ailleurs, le journal indique que la décision de rupture avec Veolia a été pilotée depuis le palais du Bord de mer par le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Brice Laccruche Alihanga.

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L’ambition inavouée serait de disposer de la manne financière générée par la SEEG soit 223 milliards par an. «La reprise temporaire et manu militari de cette entreprise par le gouvernement permet ainsi aux autorités publiques de remettre la main sur une véritable machine à cash», relève La Lettre du continent.

«Même si Brice Laccruche Alihanga a tenté d’expliquer début mars la position du Gabon auprès de Franck Paris, le Monsieur Afrique d’Emmanuel Macron, cette décision réactive le spectre d’un rejet des intérêts français au Gabon», conclut le journal.

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