Réquisition de la SEEG: Olam dément toute implication

Gagan Gupta , PDG du groupe Olam Gabon © D.R

Qui a tué Veolia ? Si le «pourquoi» est régulièrement évoqué, nombreux sont également ceux qui se posent la question de savoir par qui et à qui profite le crime. Un article de nos confrères de Gabonreview datant du 7 mars 2018, se questionnait sur l’implication d’Olam dans le putsch musclé ayant conduit à l’éviction de Veolia. Une thèse que le groupe Singapourien a récemment réfuté.

En effet, la filiale du groupe singapourien est depuis quelques jours accusée d’avoir favorisé indirectement l’éviction de Veolia. Des assertions repris dans la presse, balancer d’un revers de la main par l’entreprise. Il se disait que le projet, datant de 2016, dénommé «Contrat de financement des infrastructures nécessaires au projet de densification des réseaux de distribution publique d’électricité en zone rurale par GSEZ-Infra», serait à l’origine de la réquisition de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) par l’État gabonais.

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Revenant sur les contours ayant conduit à la signature dudit contrat qui s’effectuait dans le cadre d’un partenariat public privé, Olam explique à nos confrères de Direct Infos Gabon que cela procédait de la nécessité d’alimenter leur plantation de rubber et d’huile de palme en électricité. «nos employés vivent dans les villages avoisinant dépourvus d’électricité. A cet égard, nous avons saisi le ministère de l’Eau et de l’Energie. Nous avons entamé de longs pourparlers qui ont duré pratiquement deux ans. Au final : aucun opérateur n’a voulu construire ces lignes», a fait remarquer Olam.

Ce qui a conduit dès lors avec l’accord du gouvernement et la validation des plans de construction et d’exploitation par la SEEG, à la création de GSEZ Infra pour la construction de ces lignes. «GSEZ a consenti à échelonner le remboursement de cet investissement. L’idée, c’est qu’on allait construire ces lignes et ensuite les livrer au ministère de l’Energie. Le ministère, à son tour, devait confier la gestion de ces lignes-là à l’opérateur habilité à gérer la distribution de l’énergie sur le territoire gabonais», relève t-il.

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Suite à la polémique née de cette affaire, Olam dit ne pas comprendre pourquoi ces révélations interviennent à ce moment précis, se questionnant d’ailleurs sur les individus qui sont à l’origine  de ce type de «machination». «Nous, on dément encore une fois, et on réitère qu’on n’a pas l’intention d’opérer dans la production et la distribution d’électricité», a martelé l’entreprise.

Il faut noter que le groupe Olam s’est toujours dédouané quant à son implication ou une potentielle reprise des activités de la SEEG. Quelques heures seulement après l’éviction de Veolia, le 16 février dernier, des rumeurs allaient déjà bon train sur le successeur de ce dernier. Des clarifications ont étés apportées à ce sujet par Olam deux jours après. Mais visiblement, tant que le repreneur de la SEEG n’est pas désigné le groupe singapourien devra porter, à raison ou à tort, le masque de l’entremetteur.

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