Réquisition de la SEEG: le gouvernement dément l’implication d’Olam

Patrick Eyogo, ministre de l'Eau et de l'énergie © GMT

En marge du Sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI), le ministre de l’Eau et de l’énergie, Patrick Eyogo s’est exprimé sur les récentes révélations d’un contrat au profit d’Olam qui serait à l’origine de la réquisition de la SEEG. Le membre du gouvernement a apporté un démenti formel à ces accusations sur une quelconque implication de la filiale de la multinationale singapourienne dans la rupture de la convention liant l’Etat au groupe français Veolia.

Après la publication de ce contrat contresigné par le président directeur général de GSEZ-Infrastructures (GSEZ-Infra), Gagan Gupta, par le ministre de l’Eau et de l’Eau et de l’énergie, Patrick Eyogo et par le directeur général de la Société de patrimoine, Ernest Mpouho Epigat, et signé par le directeur général de la SEEG de l’époque, Antoine Boo et le ministre de l’Economie, Régis Immongault, l’opinion avait vite fait de se questionner. Certains observateurs s’étaient dès lors demandés si cette affaire n’était pas à l’origine de la rupture brutale de la concession liant l’Etat à Veolia.  

Dans un entretien accordé à Gabon Media Time, Patrick Eyogo a démenti ces assertions, indiquant que ce contrat n’avait rien à avoir avec la décision du gouvernement de rompre le contrat de concession avec la multinationale française. «J’apporte un démenti formel et bien entendu rien ne justifie le départ de Veolia par rapport à ce contrat. Le départ de Veolia est la cause de ce qui a été longuement justifié et expliqué à l’ensemble des gabonais à savoir la mauvaise qualité du rendement qui était fait sur le service en eau et en électricité au Gabon» a-t-il martelé.

Abordant les contours ayant conduit à ce contrat, le membre du gouvernement a expliqué que celui-ci entrait dans le cadre d’un Partenariat public privé (PPP). Il était donc question dans cet accord de définir les rôles et obligations de chacune des parties, notamment de la Seeg qui sera l’exploitant, le constructeur qui est Olam et le propriétaire qui est la société de patrimoine pour le compte de l’Etat.

Il a d’ailleurs relevé concernant le paiement annuel de 4 milliards exigé à Veolia que ce montant représentait «la redevance d’affermage de la Seeg qui doit s’acquitter auprès de la Société de patrimoine pour rembourser le constructeur qu’est Olam». Il devrait permettre de favoriser un accès à l’électricité aux gabonais vivant en zone rural, d’alimenter les exploitations forestières présentent sur 5 provinces, mais Olam devait également être redevable en tant que consommateur.

Concernant l’inexistence de la signature du représentant de la SEEG-Veolia, Patrick Eyogo a indiqué que cela était due au manque de volonté de la multinationale de signer ce contrat.  «La rentabilité de ce contrat est avérée pour Veolia, mais je vais parler d’ordre de grandeur si jamais on met en avant que Veolia ne voulait pas payer 4 milliards par an sur ce contrat le coût des 8 expatriés de Veolia tout contrat confondu était de 16 milliards par an, un ordre d’idées qui va bien entendu interpeller les gabonais par rapport à l’essence même de la considération que Veolia avait pour nous même», a-t-il fait remarquer.  

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