Report des travaux sur la réforme du Code du travail faute d’entente entre syndicat

Arnauld Engandji, le ministre du Travail © GMT

Alors que devait s’ouvrir ce mercredi 4 juillet les travaux sur la réforme de la législation du travail en République gabonaise, le ministère du Travail a annoncé le report à une date ultérieure la cérémonie d’ouverture desdits travaux. Ce report est dû aux divergences apparues entre syndicats devant représenter les travailleurs lors de cette rencontre capitale.

Alors que tout était fin prêt pour procéder à la cérémonie d’ouverture par le premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, des dissensions entre les organisations syndicales ont contraint le ministère du Travail à suspendre la séance. La raison évoquée par le ministre du Travail Arnauld Engandji, le manque de concentration entre les différents syndicats, qui selon toute vraisemblance ne se seraient pas encore mis d’accord sur leurs représentants et les points qui devraient être discutés.

«Les informations qui nous revenaient indiquaient que la partie représentant les travailleurs n’a pas pu s’accorder sur les conditions de leur participation ou leurs représentants et donc devant cette situation vous nous avez vu assis sur l’estrade où nous étions, le gouvernement et le patronat sans les travailleurs», a souligné le ministre du Travail Arnauld Engandji.  

C’est donc face aux recommandations du Bureau international du travail (BIT), qui prévoient la représentation de toutes les parties dans ce type d’exercice, que le membre du gouvernement s’est vu contraint de les reporter. «Des consultations seront menées une fois de plus avec les représentants des travailleurs pour les accompagner afin qu’ils puissent  désigner des participants qui parleront d’une seule voix, la voix des travailleurs», a-t-il précisé.

Interrogé sur les réformes qui pourraient être discutées lors de cette rencontre tripartite, Arnauld Engandji a indiqué que les travaux porteront entre autres, sur la flexibilité du Code du Travail afin de faciliter la création d’emploi, la réduction des charges qui pèsent sur les employeurs mais surtout permettre la souplesse dans les types de contrats de travail et dans les relations de travail en elles-mêmes.

«Nous avons quelques éléments sur les normes nationales. Le Gabon a ratifié une centaine de conventions internationales il est question de regarder l’intégration de ces normes dans le corpus législatif et réglementaire en vigueur. Evidemment tout ce qui entraîne flexibilité, création d’emploi, réduction de charges sur les employeurs doit être accompagné d’une ceinture de sécurité pour garantir les conditions d’emploi aux travailleurs tant nationaux qu’étrangers qui sont sur le territoire national», a-t-il conclu.

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