mercredi,22 septembre 2021
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Report de l’élection du président de l’UN: les précisions de François Ondo Edou

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Face à l’incompréhension née du report de l’élection du président de l’Union nationale lors du 2ème congrès de cette formation politique, son vice-président François Ondo Edou a, dans une publication sur son compte Facebook, tenu à apporter des éclaircissements sur les raisons de ce report. Une décision qui, malgré le léger charivari, découlerait de la nécessité d’appliquer scrupuleusement les textes régissant les élections au sein de ce parti. Ci-dessous in extenso la publication du vice-président de l’UN.  

« Avant que les spécialistes en tout, surtout de ce dont ils n’ont été ni témoins ni acteurs ne s’emparent de l’analyse des conclusions du 2ème Congrès de l’Union Nationale qui s’est tenu sans choisir un président pour succéder à Zacharie Myboto dont le second mandat s’est achevé, qui ne pouvait statutairement plus se présenter et qui a choisi de prendre sa retraite politique, il convient de redire ici ce qui s’est réellement passé, vu de l’intérieur.

Une fois encore, l’Union Nationale a démontré que dans un parti politique gabonais, les décisions peuvent se prendre de manière démocratique par la discussion. Une fois encore, le débat d’idées qui peut parfois être rude a prévalu sur les a priori et par une sagesse de préservation du groupe en privilégiant les valeurs républicaines qui sont le socle de la lutte pour la prise du pouvoir de ce parti politique. C’est en cela que la décision de reporter l’élection à un congrès extraordinaire qui devra se tenir sous trois mois ne doit être vu ni comme une victoire des uns, ni une défaite des autres. Seuls les statuts et règlements du parti qui sont la base de toute action posée au nom de l’Union Nationale, sortent victorieux de ce bras de fer. Parce que c’en fut un, avec ses dérapages et ses grosses tâches.

C’est vrai, certains ont opposé à la candidature de Paul Marie Gondjout l’argument de la succession dynastique qu’elle représentait pour eux et l’ont dite gênante. Ça a le mérite d’avoir été exprimé publiquement. Et la réponse l’a été autant. Tous militant de l’Union Nationale, sans restriction autre que celle d’être en règle de ses cotisations et d’avoir adhéré dans l’année précédant l’élection peut être candidat à tous les postes ouverts aux votes, gendre du président du parti ou autre. Paul Marie Gondjout a donc le droit d’être candidat, comme tous les autres militants, à toute élection organisée par le parti. C’est dans les urnes que les électeurs du parti devront exprimer leur sentiment devant son statut familial et choisir de lui faire confiance ou pas.

C’est donc ailleurs qu’il faut comprendre les raisons du report dans la forme définie des candidatures et dans la sélection des électeurs. Les statuts et règlements définissent les conditions qu’il faut remplir pour être candidat à une élection à un poste du directoire du parti. Président, Vice-président, Secrétaire Exécutif ou Secrétaire Exécutif adjoint, il faut en plus de la lettre de candidature adressée au président du parti, produire une profession de foi et recueillir les parrainages du tiers des électeurs en règle de leurs cotisations le jour du vote, répartis sur 6 des 9 provinces du pays. La candidature au poste de président du parti et les sept au poste de Secrétaire Exécutif adjoint parvenues au Bureau du Congrès ne contenaient que la seule déclaration de candidature. Elles étaient de ce fait irrecevables au vu des textes du parti.

L’autre reproche qui a été fait relève de la superposition entre les fonctions de Gondjout au sein du parti où il est en charge des élections, et sa candidature. Au parti, c’est lui qui gère le fichier des adhérents et qui confectionne la liste électorale. A tort ou à raison, on lui reproche une opacité dans l’établissement de la liste des congressistes en jugeant inutile de la faire valider par le Secrétariat Exécutif et le Bureau National qui est l’instance de décision du parti. Une suspicion qui a été gonflée par l’absence de certains noms connus du parti sur cette liste, dont un qui était le plus virulent adversaire de sa candidature. Il y a aussi la répartition du nombre de délégués par provinces qui semblait pour certains non conforme à la réalité du terrain. Sagement, le bureau du Congrès a estimé que pour lever ces doutes et pendant la période de transition, quelqu’un d’autre devra être en charge du fichier électoral, le confronter avec celui des cotisations avant de le faire valider par le Bureau National. C’est pour éviter cette impasse que le groupe qui a tenu au strict respect du règlement intérieur du parti et au vu de la difficulté liée au respect de ces règles a proposé que la désignation du président du parti se fasse par consensus comme ça a été le cas en mars 2016. Il n’a pas été non plus suivi.

Il reste maintenant la candidature spontanée de Mme Paulette Missambo qui a semblé heurter. Elle dit être rentrée de France une semaine avant le Congrès et qu’elle n’avait ni de près ni de loin participé à sa préparation. A cette période dit-elle, préoccupée par sa santé, elle n’avait aucune ambition de présidence de l’Union Nationale et qu’elle l’a clairement dit au président Myboto. En une semaine, elle aurait été assaillie par les appels des militants dont certains sont allés faire le siège de sa résidence pour la solliciter à ce poste. Dans la salle du Congrès, son nom a été cité et ovationné à plusieurs reprises comme étant celle qui peut sortir le parti de l’impasse devant laquelle le parti se trouvait pour remplacer le président sortant. Elle a donc accepté cette proposition sous la pression et à la demande des congressistes. Pour elle comme pour les autres candidats aux autres postes, elle devra désormais remplir les conditions requises pour poser officiellement sa candidature.

Dans trois mois, les militants de l’Union Nationale se retrouvent dans un Congrès extraordinaire, comme ils l’avaient déjà fait en 2016, faute de résoudre un problème en congrès ordinaire. Ce regroupement coûte cher. Les partisans du report, pour éviter la logique du qui paie commande, ont décidé de faire financer ce futur regroupement par les militants du parti.

Un parti fort sait gérer ses contradictions internes. L’Union Nationale sait le faire…

 François Ondo Edou 

Vice-président de l’Union Nationale »

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