Rentrée syndicale du Synagref : des revendications toujours en suspens

Maître Georges Boupenga et des membres du Syndicat national des greffiers © GMT

A l’occasion de sa rentrée syndicale qui s’est déroulée ce jeudi 23 novembre 2017, au palais de Justice de Libreville, le Syndicat national des greffiers (Synagref)  a fait le bilan du cahier de charge déposé sur la table  du ministère de la Justice, Garde des sceaux. Il était également question pour ces auxiliaires de justice de faire le point des activités de la période de vacation 2016-2017 et le niveau d’avancement de leurs revendications.

Cette rencontre présidée par Maître Georges Boupenga, président du Syndicat national des greffiers, en présence d’un des Conseillers du ministre de tutelle, Maître Samba, avait non seulement pour objectif de dresser un bilan des activités, mais aussi interpeller une fois de plus le gouvernement sur la situation dans laquelle exercent les greffiers.

En outre, les greffiers sont revenus sur les points inscrits dans leur cahier de charges et qui font depuis lors, l’objet de discussions avec le ministère. Le président du Synagref a indiquant que la suspension de leur mouvement de grève était conditionné par le respect des engagements pris par le gouvernement. Depuis cette suspension, les greffiers se sont «rendus compte que la tutelle fait fi des revendications du Synagref, nous avons donc trouvé utile de ne pas attendre la rentrée judiciaire ou syndicale pour interpeller une fois de plus notre autorité de tutelle sur la nécessité de prendre en compte nos préoccupations afin d’éviter que l’année judiciaire qui arrive ne soit perturbée comme l’année précédente. Or, depuis cette relance du 25 juillet 2017 nous sommes toujours dans la même situation»; a précisé le président du Synagref.

Au titre des griefs formulés par les greffiers, la non production des cartes professionnelles; le statut particulier dont la procédure est restée bloquée jusqu’à ce jour. Un dernier point qui a d’ailleurs suscité l’ire des membres de ce syndicat, qui dit ne pas savoir l’état d’avance de ce dossier, la chancellerie et le Conseil d’Etat ne daignant apporter des réponses claires.  

Concernant ce même sujet, le Bureau exécutif du Synagref a tenu à expliquer également à ses adhérents que ce blocage était le fait du ministère de la Fonction publique, ce dernier arguant que ceux-ci «n’étaient pas des fonctionnaires» et que le manque de moyen financier ne permettait pas d’ailleurs leur prise en compte. Une assertion balayée du revers de la main, par le Synagref, puisque le statut général de la Fonction publique liste parmis les fonctionnaires les greffiers.

«Nous ne comprenons pas que pour un sujet aussi délicat qui engage la vie de centaine de personnes, la tutelle gère ce dossier avec légèreté»; a fustigé Maître Georges Boupenga.

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