mercredi,20 octobre 2021
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Rentrée scolaire: des salles peuplées d’élèves mais sans enseignants

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Attendus dans les salles de classe dans le cadre de la reprise de la rentrée académique et pédagogique annoncée par le gouvernement, les enseignants ont brillé par leur absence. En effet, dans les Lycées et collèges publics du Grand Libreville c’était le désert dans les espaces habilités à la dispense de cours tandis que les apprenants y étaient. Certains responsables d’établissements ont dû renvoyer les enfants à leurs domiciles.

Le Pr. Patrick Mouguiama-Daouda, ministre de l’Education nationale, débutera l’année académique 2021-2022 comme l’exercice écoulé. En effet, le membre du gouvernement qui avait assuré une reprise apaisée doit déjà se heurter au refus des enseignants à se laisser « berner par ses promesses incessantes » qui ne reposent que sur ses convictions. C’est en tout cas ce qui se dégage de la dernière assemblée générale tenue le lundi 27 septembre dernier où la centrale syndicale a décidé d’entamer une grève sur 2 semaines reconductible.

Un véritable séisme dans le chronogramme établi par le membre du gouvernement qui aurait espéré une autre issue. Conséquence immédiate de cette cessation concertée d’activités au sein du secteur éducatif, l’absence criante d’enseignants dans les lycées et collèges du Grand Libreville. De Ntoum à Akanda en passant par Libreville, les salles de classe ont été désertées. Au Collège Raymond Boukat de Mindoube, la situation était telle que plusieurs parents ont dû effectuer le chemin retour pour récupérer leurs enfants.

Autant dire que l’effectivité de la reprise des cours sur l’ensemble du territoire national, n’aura été qu’une vision idyllique dans un contexte doublement difficile. Lequel est notamment marqué par la crise sanitaire liée au Covid-19 et la non-prise en compte du cahier de charges des enseignants qui sollicitent unanimement des meilleures conditions d’apprentissage, la régularisation des situations administrative et financière de certains d’entre eux et le paiement de leurs vacations.

 Non sans manquer d’appeler le gouvernement à recruter 8000 nouveaux enseignants pour permettre un suivi correct des apprenants en surpopulation. Et ce, dans les domaines techniques et scientifiques tels que les sciences physiques, sciences économiques et sociales. Pour l’heure, le Pr. Patrick Mouguiama-Daouda demeure aphone et semble attendre un signe du ciel pour ramener la quiétude dans le département ministériel qu’il dirige. À cette allure, la rentrée pourrait être reconduite dans 14 jours.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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