Rentrée politique du RHM : révision constitutionnelle, société et économie au coeur des échanges

Serge Maurice mabiala, Alexandre Barro Chambrier et Michel Menga M'Essone © GMT

Ce vendredi 13 octobre à la Chambre de commerce de Libreville, le Rassemblement héritage et modernité (RHM) a procédé à sa première rentrée politique en tant que parti légalement constitué. Au menu de cette rencontre avec ses militants et sympathisants, l’actualité politique, économique et social du pays, ceci dans l’optique d’apporter des pistes de réflexions pour sortir le pays de la crise multiforme qu’il traverse.

C’est en présence des partis amis et personnalités, membre de Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, que cette formation politique a entretenu l’opinion sur les questions qui touchent la gestion du pays.  Ainsi, c’est devant le président de l’Union nationale, Zacharie Myboto; Didjob Divungui Di Ndinge président de l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE), l’Union des patriotes Gabonais loyaliste (UPG-L) représenté par son président Adrien Paul Ivanga Adyaeno, l’ancien président de l’assemblée nationale, Marcel Eloi Rahandi Chambrier, que tour à tour les responsables de RHM se sont succédés pour exposer sur des thèmes tels que la santé l’habitat, l’éducation ou l’économie.

Collant à l’actualité  brûlante, le secrétaire général du Rassemblement héritage et modernité, Michel Menga M’Essone, en ouvrant les travaux n’a pas manqué de condamner l’intrusion des forces de sécurités armées et d’un huissier de justice au domicile de Jean Ping qu’il a qualifié d’«illustration supplémentaire du contexte de terreur dans lequel nous vivons et que nous RHM nous condamnons fermement, car il ne correspond nullement à l’idée que nous nous faisons de la politique qui pour nous est un combat d’idées non une guerre».

Cette rencontre qui était ponctuée d’intervention de certains responsables du parti, a été l’occasion d’aborder la question du projet de révision constitutionnelle qui ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opinion. Pour le Rassemblement héritage et modernité, l’adoption prochaine de cette révision fait courir un risque pour le pays, «il s’agit essentiellement du renforcement des pouvoirs d’Ali Bongo et à travers les réformes annoncées, nous voyons une volonté manifeste d’asseoir  un présidentialisme absolu (…)  ce que le pouvoir est en train de faire, c’est une mort programmée de notre démocratie»; ont-ils asséné.

Dressant un tableau de la situation économique du pays, Serge Maurice Mabiala, a estimé que celle-ci est essentiellement due à la mauvaise gestion faite par le gouvernement. Une détérioration du climat économique qui s’est accentuée en 2016 avec l’accroissement des dépenses publiques et de la dette.

S’exprimant par la suite, le président du RHM, Alexandre Barro Chambrier, a lancé un appel à ses militants et sympathisants à s’impliquer activement à l’avènement de l’alternance. «Notre pays est arrivé à un niveau de déliquescence jamais atteint. Et aucune réforme sérieuse n’est ni envisagé, ni envisageable. On ne peut en effet compter sur les gens qui ont mis le pays dans cet état pour le redresser»; a t-il martelé.

Ainsi, il a invité l’ensemble des compatriotes «à adhérer au Rassemblement héritage et modernité» pour poursuivre sereinement son implantation sur l’ensemble du territoire et intensifier ses actions en faveur de l’alternance.

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